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LA ROULETTE RUSTRE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 20 février 2010
 

Gratte la peinture
(Autoproduction – 2009) 
Durée 47’51 – 12 Titres

http://www.larouletterustre.com
http://www.myspace.com/larouletterustre

Trois filles, deux garçons et une vingtaine d’instruments parfois un peu encombrants, voilà la recette qui a conduit à la naissance de La Roulette Rustre, nous étions alors en 2003, sur les bords de la Mer Noire, du côté de Bucarest …  Et puis en fait ces enfants de Lorraine s’en sont retournés chez eux et ont commencé à composer et à enregistrer des albums dans lesquels ils mettent tout ce qui leur passe par la tête, histoire de laisser brûler au plus profond d’eux-mêmes la petite flamme qui permet de se souvenir de ses émotions mais aussi de ses révoltes. Flo à la guitare, à l’accordéon et au chant, Cam aux saxophones, Mouss au violon et au sousaphone, Tithouan à la contrebasse et au piano et enfin Caro aux flûtes se partagent les voix mais aussi parfois d’autres instruments et se sont attachés à le démontrer sur plus de deux centaines de concerts qui auront permis à leurs deux premiers albums de se montrer de La Laiterie à Strasbourg jusqu’au Hublot à Nancy et de s’échanger dans les loges avec ceux des Hurlements D’Léo, des Weepers Circus ou de Soldat Louis …

« Gratte la peinture », c’est un peu le langage universel de cinq complices qui n’hésitent pas à partir avec ce nouvel album dans la poche jusque du côté du Burkina Faso où ils se produisent en février en compagnie des Frères Diarra dans un projet acoustique et écologique … Conscients, engagés, lucides, les cinq musiciens de La Roulette Rustre ont fait un jour le pari de proposer des chansons qui sonnent vrai, des chansons qui ne s’appuient jamais sur de faux-semblants quand il est question de partager quelque chose, qu’il soit agréable à entendre ou au contraire plus difficile à accepter ! Si l’on apprécie la justesse de ton, on aime au moins autant la fraîcheur d’un style qui, tout en restant très proche de la chanson française, n’en oublie pas pour autant d’aller puiser ses notes du côté de chez nos voisins slaves, se laissant forcément rattraper par tout ce qui a déjà été fait dans le genre mais gardant toujours à cœur l’envie légitime de produire quelque chose d’aussi original que faire se peut. Si ses morceaux sont une alternance de nostalgie et de liesse, La Roulette Rustre ne se laisse jamais aller à trop marquer l’ampleur de ses sentiments, ne sombrant ni dans les larmoiements trop insistants ni dans les explosions de joie que pourraient déclencher successivement « Pépin » ou « Les Fakirs », « Les yeux de ceux qui ne parlent pas » ou « J’ai trahi », « Tith’ musique » ou « Angoisses » … De son envie de métissage, La Roulette Rustre est parvenue à enfanter un troisième album à la fois sincère et digne, un album qui a des arguments non seulement pour interpeller le public mais aussi pour le convaincre ! L’essayer, c’est l’adopter …