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LES MALPOLIS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 18 juillet 2009
 

This machine kills fingers
(Willing Productions – Mosaic Music Distribution – 2009) 
Durée 55’01 – 13 Titres

http://www.lesmalpolis.com
http://www.myspace.com/lesmalpolis
http://www.willingprod.com

Pour leur cinquième album chez Willing Productions, Les Malpolis ont choisi de se montrer sous leur jour le plus charmeur, le plus attachant : la scène ! Durant neuf mois, le groupe a sillonné les routes de l’hexagone pour donner diverses séries de spectacles, « Les Concerts A Suivre », au rythme d’une quinzaine par trimestre, et y a façonné des morceaux en rafale pour coller à chaque fois au climat du moment, des titres périssables mais biodégradables bons à chanter un jour et dépassés presque dès le lendemain … Et pourtant dans ces œuvres Kleenex, certaines se sont vite avérées plus solides que d’autres, plus durables, forçant Piérick au chant et aux guitares, Stéphane au chant et à la basse et André à la batterie et aux instruments divers à les enregistrer en public dans la salle du Bijou à Toulouse, non sans les avoir un peu retravaillées en studio et sans leur avoir adjoint quelques grands classiques du groupe. Attention, costards à volonté !

Ils ont la gouaille des chroniqueurs mondains les plus caustiques, le verbe des poètes sociaux les plus aiguisés et le talent des anciens chansonniers capables de tenir le public en haleine rien qu’avec quelques mots bien choisis et quelques notes installées dans l’air du temps. De chansons folk en chansons reggae et de slams en élucubrations ultimes, « This Machine Kills Fingers » nous emmène dans un portrait au vitriol des décideurs d’aujourd’hui, Les Malpolis s’essayant à chaque instant à la culture non seulement de l’instantané mais aussi et surtout de l’authentique. Entre Boris Vian et Guy Bedos, entre Georges Brassens et Jean Yann, le trio de la ville rose a trouvé sa voie mais aussi son ton, habillant autant les patrons magouilleurs que les écolos extrémistes, fustigeant l’exploitation du grand capitalisme et les dérives politiciennes, dénonçant les habitués du hoax et les spameurs bien intentionnés en même temps qu’ils revendiquent le droit au refus travail et chambrent gentiment les abus d’innocence indolente des adolescent(e)s. On se régalera dans un mélange de rire jaune et d’indignation légitime avec des petits chefs d’œuvres comme « Dépénalisation du droit des affaires », « Plus chère la vie », « Plus vert qu’hier, moins vert que demain », « Les mails z’humoristiques » ou « Les Charlottes » autant que l’on se plaira à retrouver des relectures de « L’altermondialiste » ou « On veut pas du travail ». Souvent féroces mais toujours drôles, Les Malpolis s’efforcent d’amuser la galerie et le font plutôt bien, une saynète comme « Ménageons les susceptibilités religieuses » finissant même de convaincre jusqu’au plus dubitatif des auditeurs …