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THREE GAMBERROS à BORDEAUX (33) pdf print E-mail
Ecrit par Christelle Bouquey  
jeudi, 28 juin 2012
 

THREE GAMBERROS
COMPTOIR DU JAZZ – BORDEAUX
Le 22 juin 2012

http://www.threegamberros.com

Retrouvez les photos de Christelle Bouquey sur http://www.christellebouquey.book.fr

Le public bordelais les avait découverts au Secours Pop Festival de cet hiver. Bien sûr, chacun connaissait déjà les trois transfuges de Loretta and the Bad Kings, Loretta, Mig Toquereau et Anthony Stelmaszack. Six mois après, les trois amis (qui se nomment désormais les Three Gamberros) ont travaillé et étoffé leur répertoire pour nous offrir leur premier concert officiel au Comptoir du Jazz de Bordeaux.

Autant dire que ce show était très attendu tant la petite demi-heure offerte en décembre avait plu. Ceux qui connaissent ces « trois voyous » s’attendent sûrement à retrouver Loretta au chant et Mig à la contrebasse. Ce fut effectivement le cas mais ponctuellement puisque la belle s’est convertie à cet instrument que l’on a plus l’habitude de voir dans les bras de ces messieurs et autant dire qu’elle apprend vite et bien. L’ambiance se veut alors intimiste et cosy, le concert peut commencer.

Premier titre : « Ramblin Man » d’Hank Williams, le ton est donné. Mig, en lead vocal, nous met d’entrée la chaire de poule avec sa voix puissante, s’accompagnant de son ukulélé,  soutenu à la guitare par Anthony dont la virtuosité est connue de tous. Ils nous avaient promis de la country, du blues, du tex mex, nous n’avons pas été déçus. De reprises en compositions originales de Mig Toquereau lui-même (écrites en deux mois s’il vous plaît selon les dires d’Anthony et qui se fondent parfaitement au milieu des grands standards), les spectateurs voyagent, fascinés d’être à ce point dépaysés dans ce lieu pourtant si familier.

Puis Loretta pose la contrebasse pour se concentrer sur le chant et nous offre une magnifique et émouvante reprise de « Blue Bayou » de Roy Orbison. Difficile de faire aussi bien que la grande Linda Ronstadt pour une version féminine et pourtant … quelques larmes ont été versées dans l’assistance, ce qui veut tout dire.

Mais si l’émotion est bien là, l’ambiance est toutefois très conviviale, Mig présentant toujours avec humour ses compos et avec respect et déférence les titres faisant honneur à des monstres sacrés comme  Los Lobos et Johnny Cash. C’est d’ailleurs Anthony qui entonnera « I Still Miss Someone » de ce dernier, prouvant encore une fois que bien plus qu’un guitariste accompagnateur il est, comme ses deux compères, un artiste complet aussi à l’aise sur ses instruments qu’avec ses cordes vocales.

Vous l’aurez compris, on attendait beaucoup de ce trio proposant un répertoire que l’on retrouve au final assez peu sur la scène française et, loin d’être déçus, on en est sorti complètement bluffés par ces trois voix, ces trois talents qui n’ont plus grand-chose à prouver et qui pourtant savent encore se mettre en danger et se renouveler pour notre plus grand plaisir. Si vous les avez ratés,  allez donc faire un tour sur leur site, vous y trouverez cinq de leurs reprises. En attendant, on leur souhaite une longue vie et l’on espère pouvoir vite se régaler d’un album ou d’un nouveau concert.

Christelle Bouquey – juin 2012