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ARNO BOYTEL & SPACE NOMADS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 10 juillet 2012
 

Silver zone and the destroyer
(Autoproduction – 2012)
Durée 27’51 – 4 Titres

http://arnoboytel.jimdo.com
http://www.myspace.com/arnoboytel

Boulimique de musique, Arno Boytel proposait il y a peu « Spleen Social Club », un album qu’il avait enregistré avec Les Voyageurs et qui nous emmenait dans un univers pop folk avec en toile de fond des accents tantôt rock, tantôt world … Pour accompagner le mouvement, c’est une deuxième œuvre dont le jeune Francilien s’est fendu cette année, un maxi de seulement quatre titres mis en boite en trio avec The Destroyers, une formation dans laquelle le multi instrumentiste est rejoint par Matthieu Aubineau à la basse et aux bruits divers et par Linda Pich aux claviers pour une musique qui flirte avec la noise et le post rock … Des ambiances complètement hallucinantes, des arrangements qui nous transportent des contreforts de l’Himalaya jusque vers les brumes de Chicago sans oublier de passer par les frimas de l’Europe et les sables de l’Ouest américain, « Silver Zone And The Destroyer » est une véritable énigme à laquelle ce n’est pas demain la veille que quelqu’un apportera une réponse, et ce n’est pas plus mal d’ailleurs car au fil des quatre titres qui se succèdent, de « Part One » à « Part Four », on traverse diverses ambiances, diverses couleurs, diverses sensations qui mises bout à bout finissent par apporter un côté lunaire à l’ouvrage, emmenant les mélodies dans un registre que l’artiste qualifie lui-même comme étant inspiré d’un univers dédié à la science fiction. Pas véritablement de chant mais simplement des voix qui forment un chœur sur la musique et une foule de petits bruits parasites pour envelopper le tout d’encore plus de mystère, il n’en faut pas tellement plus pour accentuer le côté intriguant de l’ouvrage et installer un climat qui nous transporte jusqu’aux frontières de réel et de l’imaginaire … Si l’on se montre légitimement surpris par cette autre direction empruntée par Arno Boytel, après quelques écoutes on finit forcément et à bien y réfléchir par se dire que les deux ouvrages sont complémentaires, voire même par moments intimement liés. Décidément, cet artiste n’a pas fini de nous surprendre !