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MICHAEL VAN MERWYK & BLUESOUL pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 06 juillet 2012
 

New Road
(Groove Stew Records – 2012)
Durée 60’40 – 14 Titres

http://www.bluesoul.de
http://www.facebook.com/vanmerwyk 

Difficile de ne pas croiser Michael Van Merwyk sur les routes européennes du blues tant le guitariste et chanteur les sillonne, que se soit dans son rôle de sideman de luxe aux côtés de Big Daddy Wilson mais aussi de nombreux autres ou plus simplement dans le cadre de ses propres tournées avec Bluesoul, le groupe dans lequel il est secondé par les guitares de Jochen ‘Skinny Joe’ Bens, par la basse d’Olli Gee et par la batterie de Bernhard Weichinger. Fort d’un premier album sorti en 2009, « Catch The Rain », Van Merwyk qui s’avère être, outre un grand musicien et un excellent chanteur, un des activistes convaincus du blues, s’était vu invité en mars dernier à représenter l’Allemagne à l’European Blues Challenge ou il a eu l’occasion de nous dévoiler quelques titres de son nouvel album fraîchement paru, « New Road », une rondelle qui rassemble pas moins de douze originaux sur les quatorze titres qu’elle contient. De quoi promener l’auditeur entre lap steel et dobro mais aussi entre Weissenborn et banjo pour au final un très beau voyage sur les terres des musiques bleues !

Comment imaginer que ce grand bonhomme aux allures de colosse soit capable de tant de finesse dans la voix et de tant de délicatesse dans le jeu ? Et pourtant, Michael Van Merwyk est l’exemple même du bluesman dont le chant est capable de passer du statut du crooner à celui de vieux bluesman au timbre délicieusement éraillé … Ajoutez-y une capacité hors norme pour tout ce qui est de jouer sur des registres aussi variées que le funk, la soul, le folk, la country, le blues rock et le jazz et vous vous retrouvez avec un album qui aurait pu être totalement décousu mais qui, contre toute attente, est formidablement homogène, un ouvrage qui trace une ligne imaginaire entre Berlin et Chicago mais qui ne se contente pas de la suivre de manière trop rectiligne, s’offrant de temps à autres de très belles escapades du côté de l’Afrique ou encore du Mississippi pour nous surprendre à chaque instant au travers de morceaux pleins de richesse, pleins de sensualité et surtout pleins d’une efficacité qui est en quelque sorte une marque de fabrique chez le guitariste. Au gré des « Darkest Night », « Road To Ruin », « Diddley Bow » et autres « Lucky As Hell », Michael Van Merwyk & Bluesoul nous délivrent une ordonnance blues capable de remettre le plus blasé des auditeurs d’aplomb et s’offrent même deux relectures, la première venue tout droit des 70’s et empruntée à John Martyn, « Don’t Want To Know », la seconde de deux décennies sa cadette se révélant être le superbe « Blues Feeling Today » de Charlie Musselwhite. Voilà une « New Road » que l’on recommande de parcourir dans les deux sens et à maintes reprises, histoire d’être certain de ne rien manquer d’un paysage indiscutablement harmonieux !