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HOWLIN’ BILL pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 24 juin 2012
 

Date with the devil
(Naked Productions – Bertus – 2012)
Durée 44’06 – 12 Titres

http://www.howlinbill.be

Blues, boogie, swing et rock’n’roll, c’est ainsi que l’on résume le plus efficacement tout ce qui anime Howlin’ Bill, un artiste qui traîne ses harmonicas et ses micros sur le circuit blues international depuis belle lurette puisque c’est en 2003 qu’il enregistrait son premier album, « Cool It ! » confirmant trois ans plus tard avec l’excellent « Strike » et enfonçant le clou en 2009 avec un premier album live mis en boite à Bruxelles, à l’Ancienne Belgique ! Le rythme d’un ouvrage tous les trois ans semble définitivement adopté par l’harmoniciste puisqu’il faudra attendre 2012 pour qu’il ne se décide à proposer un quatrième opus en compagnie de Little Jimmy aux guitares, Waylon Waters à la basse et Uncle T à la batterie mais aussi occasionnellement Koen Geudens aux claviers. Entre temps, Howlin Bill n’avait pas chômé puisque après s’être adjugé la première place du 1er European Blues Challenge à Berlin en 2011, il s’était vu invité à se produire sur quelques festivals majeurs européens comme le Rootsway de Parme en Italie, les festivals de Notodden en Norvège, de Lucerne en Suisse et de Vienne en Autriche et enfin à Blues sur Seine en France.

La voix profonde et l’harmonica puissant, Howlin’ Bill ne change en rien ce qui a contribué à faire sa solide réputation et nous convie à un rendez-vous avec le malin durant lequel il s’attache à laisser parler ses douze mesures de la plus belle des manières, en y mettant non seulement du talent mais aussi et surtout beaucoup de cœur ! Trois quarts d’heure, il n’en faut pas plus à « Date With The Devil » pour nous faire (re-)découvrir les terres de blues sur lesquelles le musicien belge aime à se promener, ce dernier n’hésitant jamais à emmener sa longue silhouette un peu anguleuse et ses costards soignés du côté des années 40 et 50, du swing, du rockabilly et bien entendu d’un rock’n’roll qui sous son influence repart directement vers ses origines et rappelle plus souvent qu’à son tour les pionniers du genre. En douze pièces originales, Howlin’ Bill s’impose une fois encore comme un des bluesmen actuels avec lesquels il faut définitivement compter et rappelle à ceux qui ne l’ont pas encore tout à fait compris que même en étant blanc et européen, il est possible de jouer le blues, et de fort belle manière en plus, il n’y a qu’à poser une oreille voire carrément les deux sur des titres comme « Bellboy John », « Night Nurse », « Fifteen Years », « So Close » ou « Hurt My Child » pour être convaincu que nos amis américains n’ont décidément pas le monopole … Voilà un album pour lequel il n’est pas très difficile de se damner !