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Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 26 juin 2012
 

Dead wahines and tsunamis
(Ishii Kamikazi Records – 2011) 
Durée 69’54 – 13 Titres 

http://www.fzband.com 

Les Germanophones n’auront pas mis plus de temps que ça à comprendre que Feuerzeug était un groupe dont l’ambition première était de mettre le feu, pourquoi se serait-il fait appeler ‘Briquet’ s’il en avait été autrement ? Originaires de Lausanne, le guitariste et chanteur David Van Neeg et le batteur Marc Cappelletti qui sont à l’origine du projet avait pourtant commencé l’aventure sous un autre nom mais c’est l’arrivée de Steve Wolfensberger aka Esteban Von Wolfsburg qui apportera à Feuerzeug son nom définitif, le trio essayant un nombre conséquent de bassistes avant de conserver l’actuel, Terry Pinhard. Un premier album sorti en 2008 avec à la basse David Cappelletti, le frère de Marc, avait déjà permis aux Helvètes de se faire remarquer, c’est remontés comme des coucous suisses qu’ils confirmaient fin 2011 avec ce second opus, « Dead Wahines And Tsunamis », une véritable perle de fusion entre punk et metal avec pas moins de treize grosses baffes à l’intérieur !

Faire un rock qui s’inspire plus ou moins ouvertement de Motörhead est une chose, le faire bien et qui plus est de façon originale en est une autre et à ce petit jeu pas vraiment innocent, les Feuerzeug sont parvenus à tirer leur épingle du jeu et à nous offrir, n’ayons pas peu des mots, une véritable tuerie qui nous ramène du côté du bombardier bien entendu, mais aussi vers les Stooges et les Ramones pour la folie et vers les pontes du stoner rock pour la lourdeur ! Jamais à cours d’une facétie, le quartet se paie le luxe de glisser entre deux engins hautement explosifs vers des titres aux accents funky comme « Evel Knievel Has Kissed The Devil » mais aussi de mettre en valeur des ambiances inattendues, l’effet de surprise étant un des nombreux atouts d’un groupe qui a su tirer au mieux parti de tout ce qui peut faire passer un morceau du stade d’une simple chanson à celui d’un véritable brûlot. Imaginé en deux actes, en deux secousses successives, « Dead Wahines And Tsunamis » s’offre un passage plus calme lors de l’articulation sur « Cruising The Desert Part Two » et remet le couvert de plus belle en se faisant fabuleusement stoner ou intelligemment electro pour finir de prendre toutes ses couleurs et faire que la fusion rock qu’il nous dévoile soit non seulement particulièrement aboutie mais aussi et surtout formidablement agréable à écouter. Taillé pour le live, ce second album de Feuerzeug est une véritable tuerie ! Mais ça on vous l’avait déjà dit …