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Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 13 juin 2012
 

A corps interrompus
(Autoproduction – 2012) 
Durée 59’25 – 14 Titres

http://www.devianz.net
http://www.facebook.com/devianz

Combo parisien créé en 2004 par Guyom Pavesi au chant et Benoît Blin aux guitares, Devianz n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour se faire un nom et une réputation, il faut dire que quand on se paie le luxe d’avoir un vocaliste qui a contribué aux belles heures de Headcharger et de Die On Monday, il y a déjà matière à intéresser non seulement la profession mais aussi et surtout le public. La sortie d’un premier album enregistré par Stéphane Buriez fin 2005 ne fera qu’en remettre une couche et c’est en suivant une recette bien rodée faite de power rock et de noise que le groupe avancera à un rythme soutenu sur une route tracée sur mesure pour lui, intégrant Pierre Labarbe à la guitare dès 2006 et subissant plusieurs changements de line up au niveau rythmique avant que Vincent Rémon n’attrape fermement la basse en 2007, Thibault Faucher s’appropriant cette année les toms et reprenant le flambeau de ses prédécesseurs qui ont assuré avant lui une bonne centaine de dates.

Le moment était donc parfaitement choisi pour commettre un nouvel album et c’est pour l’occasion une véritable bombe que Devianz lâche non seulement sur les plateformes de téléchargement mais aussi dans les bacs, les adeptes du support physiques se voyant qui plus est gratifiés d’un titre bonus supplémentaire, « En attendant l’aube ». Qu’est ce qui peut donc bien continuer de faire avancer nos rockers en 2012 ? Pas difficile, l’envie de mettre une grosse dose d’énergie sur un tapis de belles mélodies et de faire régulièrement monter l’aiguille vers le rouge en ne lésinant ni sur la force rythmique, ni sur la puissance guitaristique d’une équipe qui a tout compris de l’art de jouer fort et bien en même temps. En presque une heure, Devianz souffle donc le chaud et le froid avec beaucoup d’intelligence, créant en quelque sorte la bande son d’un film en noir et blanc dont le scénario reste encore à imaginer et s’attachant en prime à exprimer ses émotions dans notre langue, quand bien même Vincent Cavanagh d’Anathema se joint au projet pour interpréter et arranger un morceau comme « Ton corps n’est qu’un atome ». On entend trop souvent dire que le rock est une discipline qui ne se laisse pas facilement maîtriser par les groupes français, avec « A corps interrompus », Devianz prouve une fois encore qu’il est possible non seulement de faire du bon rock français, mais aussi par la même occasion de faire du bon rock en Français ! Avis aux amateurs …