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KEHLVIN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 07 juin 2012
 

The orchard of forking paths
(Division Records – 2012) 
Durée 50’41 – 8 Titres

http://www.kehlvin.ch

Après s’être fait connaître sous le nom de Loaf A., ce combo helvétique a choisi de changer de nom et de devenir Kehlvin à l’aube de la sortie de son premier effort pour mieux déverser sur le public une musique apparentée au post hardcore avec des influences très fortes venues entre autres de formations comme Cult Of Luna. Deux albums plus tard, « The Mountain Daylight Time » en 2006 et « Holy Cancer » en 2008, les cinq trublions ont réussi à imposer leur griffe personnelle sur un genre qui vire petit à petit vers un mélange improbable de hardcore et de metal progressif, un exercice que Yonni au chant, Spieli et Bud aux guitares, Baptiste à la basse et Zen à la batterie travaillent avec une véritable envie de ne jamais se plier ni aux règles établies, ni à l’attente de ceux qui pourtant sont appelés à acheter les albums et à se rendre aux concerts. Au moment de proposer sa troisième galette, « The Orchard Of Forking Paths », Kehlvin n’a donc fait aucune concession et s’est lancé en toute connaissance de cause dans un exercice de haut vol, la création d’un album de prog-hardcore comme personne ne l’avait encore imaginé, une musique tellement violente et tellement inattendue que l’on se laisse surprendre à chaque instant par son audace. Que l’on soit totalement interloqué ou quelque peu dubitatif, jamais les morceaux de l’album ne laissent de marbre tant ils savent faire preuve de dynamisme, de furie et d’envie de pousser les choses jusque dans leurs derniers retranchements ! C’est donc en adorant sans retenue ou en détestant au plus haut point que chacun ressort d’un album pas très simple d’accès, une rondelle qui techniquement pourtant s’est donné les moyens d’être séduisante puisque c’est Julien Fehlmann qui en a assuré l’enregistrement et le mixage avant que le groupe ne confie le mastering à Brian Lucey qui avait déjà fait des prouesses pour les Black Keys ou David Lynch. Une découverte s’impose, ne serait ce que pour essayer …