Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow BOULE

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

BOULE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 03 juin 2012
 

Petit-fils de Fantômas
(Studioneptune.fr – Codæx – 2012) 
Durée 44’31 – 11 Titres 

http://www.sitedeboule.com

Poète, chanteur, guitariste, auteur et compositeur, Boule est un de ces personnages qui agacent les uns et séduisent les autres et c’est en jouant de cette particularité qu’il s’est amusé à aller traîner dans la cour des grands, en remportant le Grand Prix de la Chanson Georges Brassens pour commencer, puis en allant se produire dans nombre de festivals comme, entre autres, les Transmusicales de Rennes, et enfin en allant se greffer à des projets de compilations en compagnie de Renaud ou de Tryo et à des tournées avec par exemple CharlElie ou Sanseverino … Pas mal pour un artiste qui affiche avec une certaine fierté un cheveu sur la langue qui lui donne une couleur un peu particulière et qui permet surtout de mettre presque instantanément un nom sur des morceaux dont la qualité est incontestable. Des instrumentations fouillées, des textes tellement bien écrits que l’on en tombe amoureux avant même de s’en rendre compte, Boule est une sorte de croisement improbable entre Gainsbourg et Tom Waits, un individu atypique qui se définit lui-même comme étant le « Petit-Fils de Fantômas » … Tout un programme !

Une guitare ou un banjo, des synthés, un sens exacerbé de l’écriture et une véritable volonté d’en mettre plein la vue à quiconque osera poser le doigt, l’œil ou l’oreille sur la galette, Boule n’est pas un artiste passe-partout mais bel et bien un chanteur qui demande à ce que l’on prenne un certain temps d’adaptation pour parvenir à en récupérer toutes les particularités, à en sentir toutes les nuances. La première bonne (ou mauvaise) impression passée, c’est dans un dédale d’arrangements et dans un labyrinthe de détails que nous emmènent le créateur mais aussi ses musiciens, sans vraiment se poser la question de savoir si ce qu’ils font est judicieux ou pas mais en y allant avec franchise, avec une certaine confiance en la bonne étoile qui les pousse à se lancer dans des chansons complètement hallucinées comme « Cervelle de moineau », « Vélocipède interstellaire », « Penser à voir un psychologue » ou « Carte postale à ma cousine qui habite au bord de la Méditerranée », des morceaux qui en appellent au talent de Romain Dudek qui co-produit et réalise l’album ou encore à celui de Nicolas Jules qui rejoint Boule pour un étonnant duo sur « Dannie » … Créateur de l’impossible, amoureux de l’improbable, Boule ne s’arrête plus une fois qu’il est lancé, bien décidé qu’il est à aller jusqu’au bout des choses, quitte à renverser si besoin est quelques quilles sur son passage ! C’est aussi pour ça qu’on l’aime …