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LES WITCH DOCTORS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 28 mai 2012
 

14 heures par jour
(Bluesiac – 2012) 
Durée 32’23 – 10 Titres

http://leswitchdoctors.free.fr/

Biberonnés à l’eau du Mississippi alors que dans leur Calvados originel on tourne plutôt au jus de pomme en général, Les Witch Doctors sont trois jeunes gens qui ont tout compris du blues et du rock et qui s’appuient sur l’héritage de Muddy Waters et de Chuck Berry pour s’en aller titiller la note bleue, n’hésitant pas quand l’occasion se présente à aller se frotter avec leur blues francophone à des pointures voire à des modèles comme Little Bob ou encore Rob Tognoni ! Consacrés au dernier Tremplin Blues sur Seine dans la catégorie électrique, acclamés par la profession pour leur premier album, « Born On The Bocage », Jean-Christophe Pagnucco au chant et à la basse, Emmanuel Desnos aux guitares et Olivier Gebenholtz à la batterie ont très vite remis le couvert et c’est en allant s’enfermer deux jours en compagnie d’Olivier Legoupil au Studio Pickup de Caen qu’ils en sont arrivés à accoucher de leur seconde galette, un beau bébé d’une trentaine de minutes de bon blues et de bon boogie comme Les Witch Doctors savent si bien en jouer. « 14 heures par jour » … et plus encore si affinités !

La plume élégante et les douze mesures bien cadencées, les Normands ont plus d’un argument à opposer quand il est question de se lancer dans des blues d’une infinie richesse, mais plus que ça encore, c’est en imprimant une véritable dynamique à leur deuxième album qu’ils en arrivent à dépasser tout ce qu’ils avaient pu faire auparavant, et les vrais amateurs vous diront pourtant à quel point le premier opus était abouti ! Assise sur une rythmique consistante, la dizaine de pièces de l’ouvrage nous entraîne dans une direction qui fait autant penser à Bill Deraime qu’à Paul Personne, la qualité des textes étant un véritable plus auquel l’auditeur ne peut que se soumettre de bon gré, à moins bien entendu d’être totalement hermétique à la discipline mais ce serait franchement dommage. Du blues brut de fonderie avec « Du sang dans la bouche », du rock élégant avec « Tout l’temps d’rentrer trop tard », et ce n’est là qu’un début puisque la suite et tirée de la même veine avec au programme des blues d’une rare élégance comme « Pas besoin de réveil matin » et des brûlots incendiaires pleins d’humour dans le genre de « Tu parles d’un Witch Doctor », voilà tout ce à quoi il faut s’attendre sur une galette tellement bien garnie que l’on se demande franchement comment Les Witch Doctors pourront un jour espérer proposer encore plus de bonnes choses à leurs fans. Ceux qui croyaient que le blues ne pouvait sonner que dans la langue de BB King vont en être pour leurs frais, c’est certain !