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MARILYN MANSON pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 21 mai 2012
 

Born villain
(Cooking Vinyl – 2012)
Durée 63’18 – 14 Titres

http://www.marilynmanson.com 

Rares sont les artistes à avoir été aussi sujets à controverse que Marilyn Manson, mais il faut bien avouer que ce ponte du metal moderne qui a écoulé plus de cinquante millions de copies de ses dix albums fait de son mieux pour jouer de cet état de fait, multipliant les provocations et s’attitrant du même coup la haine des uns mais aussi et surtout l’amour des autres. Incapable de conserver un line up stable, Manson qui s’est quand même offert une multitude de singles et quelques disques d’or et de platine a une fois encore joué aux chaises musicales, retrouvant entre autres Twiggy Ramirez à la guitare et confiant à Chris Vrenna non seulement la batterie et les synthés mais aussi la co-production de « Born Villain », un album que l’« Antichrist Superstar » a souhaité aborder comme un retour vers ses racines les plus anciennes avec entre autre des influences puisées chez Killing Joke, Joy Division ou Bauhaus … Peut-on encore surprendre quand on s’appelle Marilyn Manson ? Démonstration en quatorze titres !

Aux traditionnelles couleurs poisseuses, sales et dérangeantes, Marilyn Manson a choisi d’ajouter un côté particulièrement oppressant en apportant après seulement deux titres assez directs et plutôt efficaces une autre dimension plus ouvertement dirigée vers les rythmes plus lents. Surprenant, voire même parfois un peu ennuyeux et décevant, l’album s’enfonce avec toutefois une certaine originalité vers des « Pistol Whipped » et des « Slo-Mo-tion » qui laissent craindre quelque peu pour la suite, mais fort heureusement « Born Villain » se reprend après quand même près d’une demi-heure de mid tempo avec des choses plus puissantes et inspirées comme « Children Of Cain », « Lay Down Your Goddamn Arms » ou encore le tittle track de l’opus qui permettent à Manson de remonter un peu dans l’estime de ses plus vieux adeptes. Sans vraiment se réconcilier de manière définitive avec les déçus de « The High End Low », Marilyn Manson fait un pas en avant dans la bonne direction et confirme même avec un bonus enregistré en compagnie de son pote Johnny Depp, une version rock du « You’re So Vain » de Carly Simon qui ne manque ni d’inspiration, ni d’intérêt. Pas encore totalement capable de capter l’attention durant toute l’heure qu’il dure, « Born Villain » a toutefois l’avantage de se montrer plutôt intéressant sur une bonne moitié de son contenu ce qui n’est déjà pas si mal quand on sait que Manson est un artiste capable du meilleur comme du pire. A confirmer en live sur les dates françaises du groupe l’été prochain !