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CHRISTIAN BISIO & THE BLIND MULE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 15 mai 2012
 

Love sets you free
(Autoproduction – 2012)
Durée 41’10 – 10 Titres
 
http://www.christianbisio.com

Les racines fortement ancrées en Italie et le cœur parti faire un tour du côté de Propriano, en Corse, Christian Bisio est un auteur et compositeur mais aussi et surtout un guitariste doublé d’un chanteur qui, du haut de ses trente ans,  montre un certain savoir pour tout ce qui est de jouer une musique séculaire qui se promène astucieusement entre blues, rock, folk et rhythm’n’blues … En solo ou dans les divers groupes qu’il accompagne, l’artiste a toujours à cœur de donner le meilleur de lui-même et c’est très fortement attiré par l’appel irrésistible d’un premier album qu’il s’est pris de l’envie de reprendre les chansons qu’il avait interprété en compagnie du Blind Mule Trio lors de leurs concerts communs donnés en Italie avant qu’il ne quitte la péninsule pour s’installer dans l’Ile de Beauté. Rejoint par ses amis mais aussi par des cuivres et par un harmoniciste, Christian Bisio s’est lancé dans un enregistrement destiné à immortaliser en moins d’une semaine pas moins de huit compositions et deux reprises. A l’arrivée, c’est une galette singulière qui nous tend les bras …

Du blues pur et dur jusqu’au rock psychédélique des seventies en passant par des accents reggae et même par du folk à la Dylan, « Love Sets You Free » a fait le vœu de nous emmener très loin sur la gamme des influences qui animent l’esprit un poil tortueux du guitariste. Les cordes toujours bien en phase avec le ton général du morceau, Christian Bisio s’impose comme le pilote d’une œuvre qui semble parfois avoir tendance à manger à tous les râteliers mais qui le fait avec tellement de spontanéité et de sincérité que l’on ne se sent à aucun moment tenté de s’en plaindre. Directement transporté vers une époque particulièrement riche pour tout ce qui est du rock et du blues, l’auditeur lambda se prend à fermer les yeux et à croiser au détour d’une piste les miasmes d’un Muddy Waters ou d’un Robert Johnson pour mieux se retrouver confronté l’instant d’après aux lointains souvenirs de Lynyrd Skynyrd et de Bob Marley et pour finalement s’arrêter du côté de chez Doyle Bramhall II et de Jimi Hendrix dont l’ouvrage nous offre respectivement des relectures intéressantes de « Problem Child » et de « Manic Depression ». Des instrumentations pleines de sensibilité, un enregistrement brut de fonderie que l’on jurerait directement venu des seventies si l’on ne connaissait pas l’age du personnage, il y a là de quoi se faire plaisir, si tant est bien entendu que l’on soit amateur de cette période qui a laissé des traces indélébiles dans l’histoire de la musique. Ce n’est donc pas le public potentiel qui manque …