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ARNO BOYTEL pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 10 mai 2012
 

Spleen Social Club
(Autoproduction – 2012) 
Durée 46’05 – 8 Titres

http://www.arnoboytel.jimdo.com
http://www.myspace.com/arnoboytel

Il avait de son propre aveu donné « Le coup de grâce » il y a un an et pourtant revoici Arno Boytel toujours plus motivé et toujours plus inspiré pour ce qui est de proposer une musique expérimentale qui s’installe très intelligemment entre le folk et la chanson avec en prime quelques grappes de rock pour emmener le tout encore un peu plus loin. Adepte des groupes avec qui il a connu quelques belles aventures, le Parisien trentenaire depuis peu s’est lancé il y a quelques années dans un projet solo qu’il fait avancer en live en compagnie de ses Voyageurs, Adrien Estournel à la basse et Gwilherm Hue à la batterie, se chargeant traditionnellement le reste du temps de tous les instruments, des guitares aux mandolines en passant par les harmonicas et bien évidemment les percussions. Avancer à son rythme est dès lors plus facile et c’est donc vers un nouvel effort qu’Arno Boytel nous propose de voyager …

Des mélodies purement folk jusqu’aux élucubrations world du tittle track en passant par de fort belles démonstrations de songwriting, Arno Boytel a décidé de surprendre son public pour mieux le convaincre et c’est en adoptant de temps à autres des intonations qui ne sont pas sans rappeler Bashung que ce garnement du rock nous entraîne au plus loin de son nouveau délire, dévoilant des choses auxquelles on ne s’attendait pas le moins du monde et nous entraînant à l’occasion vers l’Asie alors que l’idée de départ en appelait quand même plus directement, du moins sur le papier, aux influences venues des plaines arides de l’Ouest Américain. Définitivement impossible à étiqueter, « Spleen Social Club » ne s’épargne aucun effet de style et peut aussi bien glisser que bondir de façon aussi improbable de « Hope » à « Le chercheur dort », de « Ingénieur du cosmos » à « Bad Luck Woogie » ou de « Voyage au bout de la vie » à « West Volcano ». Aussi habile avec une mandoline qu’avec un résonateur et aussi inspiré quel que soit le ton qu’il adopte, Arno Boytel nous dévoile une fois encore une œuvre qui lui ressemble plutôt bien, une création qui sait associer très adroitement son esprit novateur et son talent artistique. Ceux qui savent reconnaître le vrai génie n’auront aucun mal à adhérer au projet !