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Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 09 mai 2012
 

Travestis-moi
(Kymono Prod – 2012) 
Durée 50’34 – 11 Titres

http://www.mokymusic.com

Trois albums mis dans les bacs avec Loeil auront fini de faire de Gilles Doyen et Stéphane Ros de véritables complices et c’est de la rencontre du chanteur guitariste et du batteur avec le bassiste et claviériste Lionel Azéma, transfuge de Portelli, Nikita et autres Trouble Shooter, qu’est venue l’idée de donner naissance à Moky, un power trio bien décidé à se débrouiller par lui-même et rien que par lui-même ! En neuf mois de création et d’enregistrement, le premier opus est bientôt en boite et il ne reste plus qu’à l’envoyer à Mike Marsh qui en assurera le mastering avant que la rondelle ne se retrouve dans les bacs, ou en téléchargement contre contribution libre, dès le printemps 2012. Une vidéo pour enfoncer le clou, quelques dates dans le Sud de l’hexagone pour confirmer la haute teneur énergétique du groupe et c’est en se préparant une belle tournée pour l’automne que Moky nous présente « Travestis-moi », un album à bien regarder sous toutes ses coutures !

Une racine profondément ancrée dans le rock, une autre délibérément dirigée vers la chanson, Moky ne se pose pas la question de savoir s’il veut plutôt être Stones ou plutôt être Bashung et s’engage franchement dans une direction qui navigue entre les deux, mais pas seulement. De ses mélodies apparemment faciles, le trio parvient à chaque fois à faire des collections de notes pleines de détails et de nuances, en appelant au vibraphone, au rhodes ou à la contrebasse mais aussi à des chœurs parfois surprenants pour mieux mettre en valeur des mots si bien organisés qu’ils se transforment en une sorte de poésie douce amère dans laquelle la passion et la colère se croisent, parfois sans vraiment se regarder mais sans non plus totalement s’ignorer. Bien décidé à n’être le clone de personne sur la scène rock française, Moky s’offre bien quelques ressemblances avec Eiffel pour l’énergie ou avec Noir Désir pour le verbe haut mais s’attache à chaque instant à suivre sa propre direction en proposant des morceaux comme « Le divan japonais », « O’ Brother » ou « Geisha » mais aussi comme « Soleil noir » qui entraîne l’auditeur vers une autre approche musicale pas désagréable du tout. L’artwork soigné est un plus qui finit de rendre la version digisleeve de « Travestis-moi » particulièrement attirante … A vos platines !