Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow Chroniques CD's arrow JULES NECTAR

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

JULES NECTAR pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 04 mai 2012
 

Au fond d’une heure oubliée
(Nos Futurs Music – Mosaic Music Distribution – 2012) 
Durée 38’36 – 12 Titres

http://jules.nectar.free.fr

Transfuge de plusieurs groupes parisiens et toulousains avec qui il a enregistré trois albums, Jules Nectar doit son nom à l’une de ces formations, Nectar La Nuit, aujourd’hui disparue mais au sein de laquelle il était chanteur et avec laquelle il avait déjà connu un certain succès. De retour avec un premier album solo dont il signe toutes les compositions, l’artiste qui se fait souvent one man band à la scène avec une guitare, une valise/grosse caisse, un harmonica et un sampler a fait appel à quelques amis pour lui prêter main forte sur un album où il tient toutefois la plupart des instruments et où il se lâche librement sur des chansons qui lui ressemblent avec une pointe d’humour et une autre de nostalgie, avec une grappe d’électricité mais aussi une bonne dose d’acoustique. Un album plein de contradictions et en même temps tellement plein de bonnes choses que l’on serait prêt à tout lui pardonner … du moins s’il avait quelque chose à se reprocher !

Dessinées comme de petites tranches de vie ou au contraire brossées comme des paysages, voire comme des natures mortes, les chansons de Jules Nectar nous emmènent directement et comme l’indique le titre de l’album « Au fond d’une heure oubliée » puis nous séduisent entre poésie et rock, entre pop et folk, en passant par le banjo ou par les claviers vintage pour mieux imposer un style qui traverse délibérément un à deux mètres en dehors des clous mais qui à chaque instant émoustille le chaland par la dose d’ambition qu’il affiche et par le talent et la sincérité dont il fait preuve. Rempli de petites histoires attachantes, gorgé de touches de joie et d’autres de mélancolie, l’ouvrage joue parfois la carte de la sensibilité, d’autres fois celles de la distance, nous réservant au fil des pistes de belles choses comme « Rouge mégot », « Abris bus », « Les mêmes trains » ou encore « Rue du matin », des pièces soigneusement composées qui évoquent autant le folk de Dylan que la pop planante d’Air, la chanson de Tryo ou encore le rock des débridé des Stones. Il a fait le choix d’aller exactement là où il en avait envie et au bout du compte, Jules Nectar nous démontre par l’exemple que c’est lui qui avait raison. Bravo !