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OHMPHREY pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 27 avril 2012
 

Posthaste
(Magna Carta – 2012) 
Durée 73’49 – 9 Titres

http://www.ohmphrey.com 
http://www.facebook.com/ohmphrey

Ils nous avaient tenus en haleine avec un premier album éponyme dans lequel le rock, le prog et le metal se mélangeaient avec une réelle ingéniosité, quelle n’a pas été la (bonne) surprise de voir que ce groupe all stars de vétérans revenait cette fois pour nous parler non pas de ses ennuis de prostate mais bel et bien de « Posthaste », une galette nettement plus engageante que les problèmes de tuyauterie typiquement masculins ! On rappelle à ceux qui auraient manqué le coche la fois précédente que OHMphrey, c’est trois survivants de Umphrey’s McGee, le claviériste Joel Cummins, le guitariste Jake Cinninger et le batteur Kris Myers, mais aussi deux transfuges du groupe OHM, Robertino Pagliari à la basse et l’ex-Megadeth Chris Poland aux guitares. Que du beau linge comme on dit, et pas des manches en plus puisque ces vieux renards au talent plus qu’avéré ne se contentent pas de jouer la facilité pour au contraire s’attacher à emmener à chaque fois leur musique vers des niveaux particulièrement élevés !   

Sept nouvelles compositions, deux titres bonus venus d’un concert donné en 2009 au fameux Winston’s de San Diego, Californie, OHMphrey a choisi de ne pas faire dans la demi-mesure et c’est en soignant aux petits oignons des créations exclusivement instrumentales que les cinq compères se lancent dans une œuvre aux relents heavy mais aux cachets jazz, un pur trésor gorgé de rock et bourré d’énergie et en même temps très à cheval sur les principes quand il s’agit de soigner les détails tout en laissant une part non négligeable à l’improvisation. Nés d’un travail collectif et de beaucoup de spontanéité, les nouveaux morceaux utilisés pour « Posthaste » avancent tous dans la même direction, celle de la recherche de nouvelles sensations musicales, et s’efforcent de procurer au moins autant de plaisir au public qu’ils en ont apporté à ceux qui les ont non seulement imaginés mais aussi arrangés pour qu’ils sonnent aussi bien. Bien malin celui qui aurait l’idée de chercher la moindre faute de goût dans cette nouvelle rondelle tant les « The Sun Also Rises », « The Rivers Runs » ou « Reggaelic » s’approchent de très près de ce que l’on peut considérer comme la perfection, la cerise sur la Tequila Sunrise étant incontestablement les versions live encore plus folles de « Firestarter » et de « 20/20 » qui finissent de donner une envie irrésistible d’en découvrir toujours plus sur scène. Une basse de folie, des guitares hallucinées … Voilà un groupe qui ne se la raconte pas et qui se concentre sur l’essentiel, son jeu !