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CAROLINE TRIO pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 21 avril 2012
 

Hé, dis Boby !
(Autoproduction – 2012) 
Durée 17’05 – 7 Titres

http://www.myspace.com/carolinetrio

Un accordéon et une voix féminine, deux mâles accompagnateurs avec d’un côté Frédéric Pisani aux guitares et de l’autre Jean-Marie Pons aux percussions, il n’en fallait pas plus pour que Caroline Trio voie le jour et qu’avec une pointe d’impertinence il ne s’en aille revisiter sur les routes de France des répertoires empruntés à Brassens, aux Ogres de Barback et, cerise sur le gâteau, à Boby Lapointe, le tout avec une fraîcheur et une légèreté qui font forcément plaisir à voir. De là à avoir envie de coucher quelques titres du poète de Pézenas sur une rondelle de plastique, il n’y avait que peu de chemin à parcourir et c’est avec la bénédiction de Ticha Lapointe, la fille de Boby, que le trio s’est exécuté, retenant sept des œuvres parmi les plus marquantes du roi de la contrepèterie et du calembour et s’essayant à l’art peu évident de marcher dans le sillage de celui qui pour beaucoup est et restera une sommité. Alors forcément, c’est sans la moindre ambition d’éclipser le talent de Boby Lapointe mais tout simplement avec un formidable respect jusque dans les intonations que Caroline Trio revisite à sa manière des hymnes comme « Framboise », « T’as pas, t’as pas tout dit », « Mon père et ses verres » ou « Je suis né au Chili », apportant sa patte personnelle au niveau des instrumentations et forcément de la voix mais conservant très justement l’âme même des morceaux revisités. L’intérêt d’un tel ouvrage ? Les intégristes répondront sans doute qu’il n’existe pas, et pourtant, quand on se penche sur « Hé, dis Boby ! », on se dit que Caroline Trio a non seulement le mérite de se faire plaisir et de partager ce plaisir avec le public mais aussi celui de faire revivre au quotidien des perles devenues trop rares bien qu’elles appartiennent indiscutablement au patrimoine de la chanson et plus largement de la langue française. Rien que pour ça, on est déjà obligé de s’incliner bien bas et de saluer les trois artistes …