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JUNE ET JIM pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 12 avril 2012
 

Les forts
(Traffix Music – Le Saule – L’Autre Distribution – 2012) 
Durée 36’55 – 11 Titres

http://www.juneetjim.com

Formation franco-espagnole née à Barcelone en janvier 2006 de la rencontre de deux chanteurs et multi-instrumentistes, Marion Cousin et Borja Flames, June et Jim a un temps évolué en duo en présentant déjà ses premières compositions avant de prendre la direction de Paris où ils seront rejoints en 2009 par Igor Estrabol aux vents et à la scie musicale et par Renaud Cousin aux percussions. Six ans après leur naissance et plus de deux centaines de concerts plus tard, le groupe puise dans la cinquantaine de chansons dont il dispose et n’en garde que onze pour s’offrir un premier album forcément très attendu par son public … L’occasion idéale d’intégrer un nouveau membre dans le groupe, le guitariste Philippe Crab, et de reprendre la route en quintet pour aller présenter tout ça en France bien entendu, mais aussi dans le Nord de l’Europe où tout reste à faire pour que June et Jim soit reconnu !

C’est un album comme on les faisait il y a bien longtemps que nous propose cette formation au charme un peu vintage, un album enregistré en analogique et quasiment en live, avec des micros et des préamplis hors d’âge et du même coup avec un rendu qui sonne chaud, qui sonne vrai, qui sonne juste ! Entre pop et folk avec en prime une pointe de chanson ni vraiment ibérique ni vraiment française, June et Jim avance dans le sens de son inspiration et s’attache à dévoiler un lot de compositions dans lesquelles le Français est roi mais où l’Espagnol s’invite de temps à autre à la fête. Un glockenspiel et un mellotron, un toy piano et un orgue Hammond, un bugle et une clarinette, c’est une longue épopée musicale que nous proposent ces étranges artistes, une sorte de road movie improbable qui nous transporte des plaines sablonneuses étasuniennes jusqu’aux jungles urbaines européennes, traquant aussi bien l’humain que l’animal et délivrant en cours de route des titres surprenants et captivants comme « Homme pour homme », « Les aveugles », « La maison des cerfs » ou encore « Amor / Valor » pour mieux en finir avec « Les forts », un pur concentré d’ambiances tour à tour oppressantes et psychédéliques. Un album d’une telle qualité méritait bien que l’on patiente six longues années …