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TRISTAN NIHOUARN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 09 avril 2012
 

Sauf erreur de ma part
(Upton Park Publishing – L’Autre Distribution – 2012) 
Durée 40’11 – 11 Titres

http://www.tristannihouarn.com

On avait longtemps goûté à ses textes alors qu’il était l’un des piliers de Matmatah, le groupe qu’il avait fondé avec ses amis à Brest en 1995 et pour lequel il avait abandonné les trois premières lettres de son prénom pour devenir Stan jusqu’à la séparation de la meute en 2008 … Remis de la fatigue légitime accumulée après une quinzaine d’années de route et au moins autant de succès, Tristan Nihouarn qui s’est offert deux années de calme loin des médias et de la scène revient de plus belle avec un album solo qui remet en avant non seulement son véritable talent de songwriter mais aussi sa guitare et sa voix si particulière et si chaleureuse. Accompagné d’Emmanuel Baroux aux guitares, Ilan Abou à la basse, Benoît Fournier à la batterie, Jacky Bouillot au piano et Jean François Assy au violoncelle mais aussi par des cuivres, une vraie section de cordes et même un duduk, Tristan a fait confiance à Daniel Presley pour ce nouvel enregistrement et c’est entre Carpentras et Brest qu’il en est arrivé à graver une œuvre qui lui ressemble, une forme originale de calme latent qui n’est là que pour mieux masquer une tempête intérieure !

Avec toujours ce côté très Beatles qui lui colle à la peau mais avec toujours aussi cette capacité naturelle à faire sonner très justement la langue de Brassens, Tristan Nihouarn a couché sur le papier puis sur la bande quelques portraits et quelques tableaux carrément réussis dans lesquels la force des mots est particulièrement bien mise en valeur par l’intelligence des mélodies et la finesse des arrangements. De la beauté de « Meredith » à l’audace faussement prétentieuse de « Ma vie est un chef-d’œuvre », des traits d’esprit de « Tu me gerces » à l’exotisme de « Vientiane » ou encore à l’impertinence de « Qu’elles viennent », Tristan laisse filer librement sa plume et son inspiration pour offrir à son public, celui qui avait apprécié les ouvrages moins typiquement bretonnants de la fin de son aventure avec Matmatah, une collection de chansons éclatantes de finesse et particulièrement fouillées pour lesquelles il s’est même offert deux collaborations d’écriture, avec Chet pour « La démesure », et avec Jean Fauque pour « Ton chorégraphe ». Tracé en entrelacs autour d’une ligne imaginaire qui irait de Liverpool jusqu’à Istanbul, « Sauf erreur de ma part » conjugue avec un vrai bonheur les sonorités de la pop anglo-saxonne et les saveurs épicées de l’Orient pour nous offrir à l’arrivée une première œuvre personnelle dans laquelle Tristan Nihouarn se met totalement à nu jusque dans un artwork tellement réussi qu’il était presque obligatoire de servir l’album dans un format un peu plus grand et un peu plus luxueux que ce que propose le simple CD habituel … On pourrait presque déjà penser que l’on tient là l’album de l’année 2012 tant le niveau d’aboutissement qu’il atteint est phénoménal ! Indispensable donc …