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TAGADA JONES pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 25 septembre 2011
 

Descente aux enfers
(Enrage Productions– 2011) 
Durée 38’26 – 13 Titres

http://www.tagadajones.com  
http://www.myspace.com/tagadajones

C’est en décembre prochain que Tagada Jones atteindra l’âge légal de la majorité mais n’allez pas en conclure pour autant que l’heure a sonné pour le combo breton de ranger sa fougue et sa hargne, bien au contraire puisque c’est enrichis d’un nouveau batteur, Job, transfuge de Right4life et de Nevrotic Explosion, que Niko au chant et aux guitares, Stef aux guitares et Seb à la basse continuent d’entretenir le feu sacré, celui là même qui avait poussé le groupe à remettre « Les compteurs à zéro » trois ans auparavant et qui l’entraîne aujourd’hui dans une folle « Descente aux enfers » ! Dix huit années d’existence pour Tagada Jones, c’est contre toute attente un quart de millier de dates données dans pas moins de dix sept pays, c’est également quelques traces discographiques fortes parmi lesquelles il faut désormais compter ce septième album studio mis en boite à la maison avec au pilotage rien de moins que Stéphane Buriez, André Gielen et Niko Jones … Que ceux qui souhaitent prendre une grosse baffe lèvent la main !

Tagada Jones n’a jamais fait dans la demi-mesure et c’est une fois encore en ressortant de derrières les amplis une grosse dose d’énergie punk et quelques gros empilages de décibels que le quartet y va de sa livraison du moment, couchant sur la rondelle pas moins de onze hymnes potentiels dans lesquels transpirent la rage, l’engagement et la contestation, autant de raisons d’exister pour une formation qui toujours pris le taureau par les cornes et qui n’a jamais su se résoudre à garder sa langue dans sa poche. Adepte de la langue française, Tagada Jones se concentre donc une fois encore sur des textes forts et vindicatifs et invite encore et toujours le fan mais aussi le chaland à la rébellion, attaquant bille en tête avec le surpuissant « Yec’hed Mad », distribuant au passage quelques « Zéro de conduite », fustigeant « Les Connards » et larguant sur la foule à un rythme qui dépasse l’entendement des bombes comme « Les chars d’assaut », « La raison », « Lutter » ou encore « Les nerfs à vif » pour mieux finir par deux duos en forme de duels, « La Traque » en face à face avec hExcess et « De retour à la réalité » en confrontation amicale mais virile avec La Phaze. De quoi se souvenir à chaque instant que Tagada Jones est et restera encore bien longtemps une des références incontournables de la scène indé nationale mais aussi internationale ! Des guitares tranchantes et une voix déterminée, on n’a rien inventé de mieux pour faire du rock et il y a maintenant un bail que Tagada Jones l’a compris …