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ROB TOGNONI à ENSISHEIM (68) pdf print E-mail
Ecrit par Cathie Wetzstein  
mercredi, 20 juillet 2011
 

ROB TOGNONI
CAF'CONC' – ENSISHEIM (68)
Le 4 mai 2011


http://www.robtognoni.com/  
http://www.cafconc-ensisheim.com/ 

Ce soir, pour changer, je vous le donne en mille … direction le Caf'Conc' d'Ensisheim bien sur ! A l'affiche, Rob Tognoni. Forcément, ce gars-là doit être Italien avec un nom pareil … Et bien non, petit détour par l'Australie !!! Excusez mon ignorance et désolée pour les fans avertis mais jusqu'à ce jour, je ne connaissais pas ! Ce n'est pourtant que la sixième année consécutive que Rob se produit au Caf'. Et c'est encore une belle découverte. 

Les habitués sont au rendez-vous et c'est toujours un plaisir de se retrouver tous avec l'assurance de passer un très bon moment, la programmation que nous propose le maître des lieux étant toujours de très bonne qualité. 21 h 35, le "Diable de Tasmanie" et ses acolytes, Frank Lennartz à la basse et Mirko Kirch à la batterie, entrent en scène. Ils vont mettre le feu au Caf'.

"Rock'n'Roll Business Man" annonce la couleur d'un gig tourné vers un rock blues de qualité, ce premier titre laisse présager de la suite et nous met l'eau à la bouche. "Black Chair" prend le relais et ne fait que confirmer le sentiment ressenti initialement. Le power trio est excellent et dégage une grande complicité. 

Le jeu de Rob Tognoni est bourré de technique, mais il dégage un tel feeling que l'on ne s'en lasse pas. "Dark Angel" en est un bel exemple, avec des riffs acérés à souhait et un solo époustouflant, le tout flirtant avec une sonorité hard et étant bétonné par une section rythmique basse/batterie bien trempée.

Une petite bière est de rigueur afin de se rafraichir le gosier avant d'attaquer avec "Dirty Occupation", "Bad Girl" et le très bon "Drink Jack Boogie", qui nous fait swinguer, suivi de l'instrumental "Guitar Boogie Refried", mordant et très dynamique. Une pause est vraiment nécessaire. Ils nous ont mis à genou, nous balançant toute cette énergie dans la tronche et il faut un petit moment pour nous en remettre. 

Et on redémarre avec le magnifique "Product of a Southern Land", fantastique morceau sur lequel la virtuosité de Rob Tognoni à la guitare ne laisse aucun doute. Sa voix rauque et rugueuse envahit les lieux. Ce type a la faculté d'accrocher son public. Il est doté d'un fort charisme et d'une présence scénique incroyable. Frank nous scotche par un splendide solo de basse sur "Itty Bitty Mama" et nous assistons également à un duel guitare/basse, l'une répondant à l'autre pour le plus grand plaisir de nos yeux et nos oreilles. Le show est bien ficelé, le combo donne autant qu'il reçoit.

En plus des compositions de Rob Tognoni, des covers viennent pimenter ce gig : l'incontournable "Hey Joe" de Jimi Hendrix qu'il nous sert à sa sauce et qu'il s'est totalement approprié, faisant hurler sa six cordes. Il en est de même avec "Hey Hey My My" de Neil Young, superbement interprété par le trio de choc. "My Acid is Kickin'In", "Words of a Desperate Man", "This is Rock'n'Roll", "Jim Bean Blues", les titres se succèdent à une cadence effrénée … Du bon blues/rock, un son magistral, de l'énergie à revendre et une générosité scénique à toute épreuve viennent clore ce second set. 

Un rappel tonitruant, les trois lascars n'ont pas d'autre choix que de réinvestir la scène et nous offrent encore trois morceaux dont un "Baby Please Don't Go" bourré de tonus et survitaminé. Mirko se lâche sur ses fûts qu'il martèle sans répit et nous gratifie d'un remarquable solo de batterie. Fin du concert … Deux heures d'échange, de partage et de plaisir dans une atmosphère chargée d'adrénaline, électrique et survoltée par les sons de la guitare de Rob, de la basse de Frank et de la batterie de Mirko. 

Surtout, n'hésitez pas à prendre des risques … Osez, sortez, venez au Caf'Conc', même si la programmation annoncée vous est inconnue. Vous passeriez à côté d'une très belle soirée dans une ambiance chaleureuse et conviviale, avec des artistes de qualité, généreux, disponibles et abordables.

Cathie Wetzstein – juillet 2011