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PATRICK BONNIFET pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 09 mai 2011
 

The Jojusong Project
(Brennus Music – 2011)
Durée 50’30 – 11 Titres

http://www.patrickbonnifet.com

Connu pour avoir été le guitariste du combo bordelais Steel Angel dans les eighties, Patrick Bonnifet aura été sous le feu des projecteurs pendant quelques années avant que son groupe ne se sépare en 1987 et c’est aujourd’hui contre toute attente près d’un quart de siècle plus tard que l’artificier en chef revient toujours aussi vert et affûté avec un projet personnel en béton armé sur lequel il assure toutes les parties musicales, ne cédant que les parties vocales à son ami Fabrice Doussang qui du même coup devient son alter ego pour un ouvrage très fortement marqué par les lointaines influences de l’artiste, et ce n’est pas peu dire. Sorti à la fin des années 80, « The Jojusong Project » aurait assurément fait un carton ! Y a t ‘il encore aujourd’hui de la place pour un heavy rock véloce et mélodique ? La réponse est à l’intérieur de la galette …

S’il n’a rien perdu de sa maestria, Patrick Bonnifet a également bien vieilli pour ce qui est de l’art de composer et ses influences lointaines comme l’omniprésente référence à Uli Jon Roth sont aujourd’hui totalement ou presque assimilées sur un album qui déboule dans la platine comme un puissant V12 alimenté à la nitroglycérine. Sans le moindre temps mort, on en passe par de véritables brûlots de hard rock avec des guitares tranchantes et vindicatives au possible qui se laissent porter par une voix magistrale et efficace qui ne pêche que par un accent so frenchy plus souvent qu’à son tour bien au-delà du too much, mais c’est sans doute là le seul défaut de l’album. Tour à tour puissant, rapide, lourd ou simplement musclé, l’ouvrage en passe naturellement par quelques instrumentaux comme le tittle track mais aussi « Uli Medieval Tribute » et nous conduit à tombeaux ouverts vers la cover qui va bien puisque c’est le lointain « Spread Your Metal Wings » de Steel Angel que l’on avait un peu trop vite oublié qui nous ramène vers un lointain passé avant que la ballade de service « Out Of One’s Mind » ne vienne nous rappeler que le maître à penser de l’artiste a joué et composé durant toute la deuxième moitié des seventies avec Scorpions … Un « Last In Line » qui ne doit à Dio que le titre pour mettre un terme au « Jojusong Project » et nous voilà avec un album qui a tout ce qu’il faut là où il faut en terme de riffs et de soli pour s’en aller caresser dans le sens du poil tous les nostalgiques de l’époque où le metal en France était presque devenu un art de vivre.