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DUNYA pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 18 novembre 2010
 

Dùnya
(Autoproduction – 2010) 
Durée 48’46 – 11 Titres

http://www.dunya.free.fr
http://www.myspace.com/dunyamonde

Leur nom signifie « le monde » en Arabe mais aussi en langues hindie et ourdou et pourtant Dùnya est un groupe qui nous vient de Montpellier, une de ces formations métissées qui ont fait le vœu de jeter un pont entre tous les continents et de réunir les pays autour d’une même dynamique dans laquelle les sonorités de Rajasthan et celles des contrées ibériques se laisseraient rattraper par les couleurs slaves ou bien évidemment méditerranéennes … Pour Maria Robin au chant et aux percussions, Germain Chaperon aux guitares, Karim Belkhir aux percussions, David Viala aux accordéons et Olivier Lechevallier à la contrebasse, la direction choisie emprunte forcément la Route de la Soie mais elle le fait de façon un peu déconcertante puisque les compositions du quintet se laissent à l’occasion rattraper par les chants traditionnels des gitans d’Inde … Bercée depuis l’enfance par les musiques gitanes, Maria Robin apporte forcément une touche particulière à cet album dédié à la danse kalbeliya plus connue sous l’appellation de danse du serpent !

Ondulante et séduisante, la musique de Dùnya est une invitation des plus sensuelles à rejoindre la culture du peuple rom en suivant un voyage qui va de l’Andalousie au Rajhastan en passant par la France, la Hongrie et la Turquie. Aux cordes pincées typiquement manouches viennent s’associer des cachets bien plus orientaux qui s’attachent à démontrer toute la diversité d’une culture qui a donné lieu à la création d’un spectacle où la danse, la poésie, le chant et les contes réussissent à faire de titres comme « Sin Ti », « Pyaré », « Pardeci » ou « Sapalala Te Manu » des compléments naturels à des valses et rumbas composées spécialement par le groupe ou encore empruntées au répertoire traditionnel. Si le néophyte assimilera au premier abord la musique de Dùnya au flamenco, il y a fort à parier que les arrangements musicaux et les chorégraphies complexes du spectacle lui donneront sans le moindre doute l’envie de développer un peu plus la découverte d’une culture fort mal connue de nos populations sédentaires et souvent frappée de tout un lot de préjugés. S’il ne parviendra sans doute pas à renverser définitivement les barrières entre les populations, cet ouvrage et plus largement ce spectacle attireront l’attention sur les relations étroites qui existent entre les gitans du Sud de la France, ceux des ghettos des pays de l’Est ou encore ceux des souks d’Istanbul et ceux des bidonvilles des environs de Jaipur et de New Delhi … Cela se devait d’être fait.