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LA BONNE...VILLE DU BLUES à VELINES (24) pdf print E-mail
Ecrit par Elodie Fargeaudoux  
mercredi, 01 septembre 2010
 

LA BONNE…VILLE DU BLUES
VELINES (24)
Le 7 août 2010

http://www.labonnevilledublues.com
http://www.myspace.com/legangdubois
http://www.myspace.com/thecombocoaster
http://www.myspace.com/keymana
http://www.myspace.com/youngbluesters
http://www.myspace.com/thehowlinbluestrio
http://www.myspace.com/miguelmgroup
http://www.bluespower-band.com

Retrouvez toutes les photos d'Elodie Fargeaudoux sur http://www.liveandco.net/

Remerciements : Cyril Seillen, Fanny Ratié et tout le staff du festival, M. le Maire de Vélines.

Pour sa 3ème édition, le festival de la Bonne...ville du blues a pris ses marques à Vélines, charmant petit village à la limite de la Gironde et la Dordogne. Les habitudes des résidents ont été quelque peu bousculées puisque pas moins de trois scènes ont été installées au cœur du bourg. Au programme, ce jour-là, des groupes de la scène bordelaise et de la région mais aussi un show “Made in Paris” qui nous promet une soirée haute en couleurs !

En fin de matinée, tandis que certains festivaliers pénétraient dans l’enceinte, les autres partaient à la quête d’un coin d’ombre en attendant l’entrée en scène du premier groupe. A 11h30, les cloches de l’église se sont mises à sonner comme pour annoncer le début des festivités.

Le Gang Dubois
Premiers arrivés, premiers en scène, malgré un public qui se faisait encore attendre.
Bien que réduit du fait du  départ du bassiste Julien Dubois vers le New Morning en tout début d’après-midi, le Gang du même nom nous a présenté en cette fin de matinée un répertoire musclé,  électrique, résolument tourné vers le Chicago Blues et comportant tant des compositions personnelles que des reprises.
 
Combocoaster
Est-ce la chaleur torride qui a freiné l’arrivée du public ? Toujours est-il que, malgré le manque de curieux, les Combocoaster ont su transmettre la passion qu’ils portent au blues et à ses déclinaisons aux quelques oreilles attentives blotties dans l’unique coin d’ombre. Le guitariste en grande forme ne s’est pas laissé démonter par le soleil en prenant d’assaut le bitume pour un tête à tête de quelques minutes avec le public. De Lynyrd Skynyrd à Cabrel, de Ben Harper en passant par leurs propres compositions, chacun s’y  est retrouvé jusqu’à entonner parfois quelques refrains bien connus.

Keymana
La Bonne...ville du blues nous a ensuite offert une belle parenthèse d’un autre genre puisque la programmation ne s’est pas cantonnée qu’au blues. Une fois de retour sur la Place de la Mairie nous avons pu assister à une déferlante de notes rock avec le groupe Keymana. Un parfait mélange de tonalités des 70’s avec des touches personnelles plus contemporaines. Un groupe qui aura marqué les esprits avec un son résolument “power rock”. « Open sea », un des morceaux phare de leur précédent album, nous a été présenté en version acoustique avec douceur et puissance à la fois.
 
Youngbluesters
Pour clore l’après-midi, les Youngbluesters nous ont ramené en plein dans le thème du festival avec un retour à un blues plus traditionnel. Avec des morceaux inspirés par de grands noms comme Buddy Guy, BB King ou encore les Rolling Stones, les quatre musiciens ont su retenir l’attention de l’assistance avec notamment une admirable version de « Crossroads ». C’est donc sur ces notes que s’est achevée la première partie du festival.

Direction ensuite la grande scène où les festivaliers ont découvert avec étonnement l’imposant chapiteau de cirque qui allait servir de toile de fond tout au long de la soirée. Le temps de terminer les balances et le premier groupe est enfin entré en piste.

Howlin Blues Trio
Harmonica, contrebasse, clavier ou guitare, voilà la formule proposée pour entamer cette soirée. Les Howlin Blues Trio cachaient bien leur jeu à leur arrivée. Sous leurs tenues de sages musiciens, ils se sont révélés être de parfaits colporteurs de boogies bouillants et de musique roots. Le public qui continuait d’arriver a alors pu profiter de ces rythmes endiablés mêlés à des morceaux plus lents.

Miguel M
Tandis que le jour disparaissait peu à peu, une brève introduction musicale annonçait l’arrivée de Miguel M sur la scène du chapiteau. Pas de titre de son dernier album pour cette fois, les musiciens complices sur scène comme dans la vie se sont adaptés à chaque instant aux réactions du public. Comme souvent, une large part du concert a été placée sous le signe de l’improvisation pour laisser le champ libre à l’imagination du moment. Son univers artistique est si riche en émotions qu’il était impossible de rester de marbre. Des morceaux totalement réappropriés, emmenés par une voix douce et rocailleuse à la fois, ont largement séduit l’assistance qui s’est doucement mais sûrement laissée porter par ce tourbillon de blues, de rhythm’n’blues, de soul et de funk.


Blues Power Band
La réputation des Blues Power Band n’est plus à faire. Ils sont arrivés de la capitale la veille pour offrir à quelques chanceux un bœuf mémorable dans une ambiance amicale et décontractée, avant de se séparer jusqu’au lendemain. C’est aux alentours de 23h30 qu’ils sont entrés en scène avec l’envie de conquérir un public qui ne s’attendait certainement pas à voir ce qui allait suivre. Le show a démarré tout en puissance dés les premiers riffs de guitares avec des Beeps plus en forme que jamais. Ils ont beau toujours être à la recherche de « Zee », ils se sont toutefois octroyés une présence féminine de très haute qualité avec Juliette Dragon et le Cabaret des Filles de Joie ainsi qu’une toute nouvelle choriste. Un spectacle à vous décoller la rétine ! La grâce et la malice des filles mélangées au rock’n’roll brut des Beeps ont donné un cocktail détonnant auquel le public a adhéré du début à la fin. Sous ce décor de chapiteau étoilé qui ajoutait une pointe de magie au spectacle, Miguel M est remonté sur scène, le temps de partager quelques notes avec les six musiciens. Entre flammes et guitares, Bannish et ses complices tout aussi endurants ont terminé en beauté une journée qui s’est révélée torride tant par les températures que par la fougue de l’ensemble des musiciens.
 

Le temps pour les artistes d'échanger quelques mots avec ceux qui les ont suivi deprés ce soir-là et le chapiteau baissait son rideau. Le blues aura une fois de plus laissé son empreinte autour de Bonneville.
 
Elodie Fargeaudoux – août 2010