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DELINQUENT HABITS pdf print E-mail
Ecrit par Stephane Burgatt  
dimanche, 09 mai 2010
 

Le hip hop de la côte ouest américaine s’est surtout illustré, sur la scène internationale, avec les artistes du label death row de Suge Knight : Tupac, Snoop Dog et Dr Dré. Comparé au style new yorkais, le son west coast est plus entraînant. Musicalement, les noirs américains ont beaucoup contribué en intégrant aux samples des sonorités funk et jazz. 
La communauté latino a également laissé sa marque dans l’histoire du rap. Une communauté majoritaire en Californie, et surtout à Los Angeles où elle représente près 47% de la population. La onda ou la raza, comme on l’appelle, s’est dignement illustrée avec le succès de  groupes comme Cypress Hill, control machete, Psycho realm et Delinquent Habits. Rencontre avec le membre fondateur de ces derniers, après la sortie de leur album « the common men », en 2009.

Votre groupe s’est lancé au début des années 90 à Los Angeles. C’est à cette époque qu’a vraiment explosé le hip hop californien. Une période synonyme de marasme économique. On peut ainsi facilement imaginer que ce contexte ait pu influer sur l’émergence de tous ces rappeurs.

C’est un des facteurs, effectivement. En Californie, l’industrie représente beaucoup d’emplois. Autant dans l'automobile que dans l’aéronotique. D’un coup, beaucoup d’usines ont fermé. En réastion, la population avait beaucoup de chagrin et de colère. Il y avait en même temps ce besoin de revendiquer, de partager et de se sentir mieux.
Chaque homme garde beaucoup de choses en lui car il a des responsabilités et veut rester digne. Il faut s’occuper de sa famille, de soi même… La musique a un effet libérateur sur nous tous.

La concurrence était rude dans la scène hip hop. Comment vous êtes vous démarqués ?

Ca n’est rien de le dire ! Il y avait tellement de groupes qui se battaient pour exister ! Nous nous sommes plongés vers nos racines en incorporant le son des mariachis et en parlant le spanglish, mélange d’anglais et d’espagnol utilisé dans les quartiers latinos, les barrios. Par exemple avec la chanson « Tres delinquentes », dans notre premier album  (éponyme, sorti en 1996, ndlr).

Vous avez connu 5 années de galère avant de rencontrer Sen Dog, Mc de Cypress Hill...

Oh mec, je pourrais t’en dire tellement sur ces années… Selon moi, c’était avant tout une période d’apprentissage. Il a fallu ensuite compter sur la chance. Nous avons fait la connaissance d’un DJ californien qui nous a laissé enregistrer une cassette de démontration dans les locaux d’une radio. Puis, ce fut la rencontre avec Sen Dog, qui nous a permit de signer avec une maison de disques. Il a produit notre premier album et nous a appris les ficelles du métier.

Votre premier album reste, à ce jour, votre plus gros succès. Il a été vendu à plus d’un million de copies. Vos autres opus, « here come the horns » (1998), « merry go round » (2000), « freedom band » (2003), « new & improved » (2006) et « the common man » (2009) ont connu des fortunes diverses. Les ventes irrégulières et les changements de personnels ont bien failli avoir raison de vous !

A un moment, j’ai totalement perdu la foi en ce que je faisais. Je me suis d’ailleurs dit qu’il était peut être temps d’arêter. Kemo, le co fondateur du groupe est parti et il me manque beaucoup. C’est un excellent rappeur mais ça ne collait plus entre nous. Notre premier dj, OG Styles est également parti après avoir fait de gros dégats. J’ai cherché à monter une nouvelle équipe et j’ai rencontré, Sick Jacken, le MC de Psycho Realm (groupe un temps rejoint par B Real de Cypress Hill, ndlr.). Grâce à lui, j’ai retrouvé le courage qu’il me manquait pour aller de l’avant.

Propos recueillis par Stéphane BURGATT, 2010

Crédit photo : Mitko Gheorghiev

Lien utile : www.thedelinquenthabits.com