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SIMON CHAINSAW pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 03 mai 2010
 

Eight times lucky
(Kicking Records – Anticraft – 2010) 
Durée 54’40 – 15 Titres

http://www.simonchainsaw.com
http://www.myspace.com/simonchainsaw
http://www.kickingrecords.com 

Australien de naissance, Simon Chainsaw est un disciple pur et dur de la musique de cette île qui à elle seule se veut un continent, une musique qui a autant puisé dans le punk que dans le rock sans concession des Saints ou encore d’AC/DC … Artiste des plus prolixes, le guitariste a traîné ses manches et ses amplis avec les musiciens les plus virulents de France et de Navarre voire même carrément du Brésil et c’est en multipliant les projets collectifs mais aussi en se faisant remarquer sous son propre nom que Simon en est arrivé à porter son propre compteur à huit albums enregistrés en seulement dix ans. Alors forcément, à l’heure de mettre un terme à une décade qui lui aura permis de faire le tour du monde en même temps qu’il créait ou enterrait différents projets, Simon Chainsaw a pensé que proposer une sorte de best of était une idée judicieuse, s’attachant à ne garder pour le réaliser que deux titres de chacun des albums qu’il a enregistrés … Ils seront donc seize sur la rondelle !

Du punk énervé et du rock joué avec les tripes, des souvenirs ultimes de diverses périodes marquées par des albums comme « Basta », « Told Me A Lie » ou « Alpha Negra » mais aussi par le quadruple effort « Johnny Rio’s Sonic Rancho Sessions », c’est une énorme baffe que nous assène le virulent guitariste au travers de sa rétrospective ultime, celle pour laquelle il lui a fallu faire des choix mais aussi et surtout les assumer. Punk dans l’esprit, hard dans la forme, la musique de Simon Chainsaw papillonne de celle des Frères Young jusqu’à celle d’Iggy & The Stooges sans oublier d’aller fouiller dans le meilleur des Sex Pistols, des Ramones ou même des Stones pour en arriver à un véritable concentré d’énergie à la fois direct et passionné d’où se détachent plus ou moins naturellement des « Deaf Ears », « Bruna », « Get Some », « Told Me A Lie » et autres « Back To My Roots ». Puissant et viril mais aussi riche et varié, le jeu du guitariste nous montre à quel point il a su rester fidèle à lui-même durant ces dix dernières années et finit de nous convaincre que si Simon Chainsaw a été chanceux à huit reprises lors de ses sorties d’albums, c’est avant toute chose parce qu’il avait à chaque fois mis le paquet pour que le résultat soit irréprochable. Un clin d’œil s’avérait donc vraiment nécessaire !