Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

TRONCKH pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 22 février 2010
 

Freak and Hell
(Autoproduction – 2009) 
Durée 56’53 – 12 Titres

http://www.myspace.com/tronckh

Attention, ces quatre énergumènes particulièrement barrés que l’on connaît sous le nom de guerre de Tronckh depuis la sortie de leur premier album, on était alors 2002, reviennent ventre à terre avec son petit frère au moins aussi gras, saignant et surprenant que « L’Empire contre un Packh » … S’il est appelé à être aux Ch’tis ce que la poutine est aux québécois, « Freak And Hell » est avant toute chose le portrait instantané d’un groupe dont on ne sait pas vraiment ce qui entre dans sa composition puisque Denis au chant, Foune à la guitare, Nickhô à la basse et Ju à la batterie semblent autant inspirés par le punk rock que par le hard rock, le funk, le hip hop et pourquoi pas le zouk quand il est question de passer à la scène, un exercice auquel ils se sont copieusement essayés en compagnie de leurs idoles, de Gojira à Watcha en passant par Mass Hysteria et Lofofora … Beaucoup de rimes en A pour un groupe dont la découverte provoque généralement un grand Ohhh !!! dans l’assistance. Il faut quand même avouer qu’il y a de quoi être ébahi …

« Freak And Hell », c’est un peu l’histoire apparemment si compliquée et pourtant tellement simple du spermatozoïde qui rencontre l’ovule presque par hasard, une histoire qui démarre un peu comme un feu d’artifice et qui finit par donner quelque chose de fabuleusement élémentaire, une tranche de vie comme il en existe tellement d’autres mais à laquelle on s’attache rapidement, comme à un enfant pourrait on dire, même si dans le cas précis il est quelque peu bancal par endroits … De l’humour gras aux forts relents de frites jusqu’à des gags qui trempent allègrement dans la mayonnaise, Tronckh s’efforce de jouer au joyeux déconneur pour le plus grand plaisir d’un public à la fois post-estudiantin et toujours pré-pubère, un public qui refuse de grandir, un peu comme un Peter Pan qui serait tombé du ciel à un juste milieu entre Lille et Boulogne sur Mer et qui ne réagirait qu’à l’appel simultané de la gaudriole et des blagues Carambar. Scotché le cul contre l’ampli et l’oreille dans la platine, ou vice versa, c’est au libre choix de chacun, l’auditeur abasourdi se prend en pleine poire des râles pleins de saturations, des avalanches de décibels à peine tempérées de quelques doigts de groove qui donnent au bout du compte des « Pierre Richard », des « Evangélista », des « Cassus Belli (Country From Hell) » et des « Homo Speculos (Ze Monchaux Song) » absolument pas piqués des vers. Attention, rester trop longtemps privé du déglingo-core de Tronckh nuit gravement à la santé, du moins quand on a commencé à y goûter ! Un bon conseil, n’y touchez pas, à moins que …