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LANGHORNE SLIM pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 05 décembre 2009
 

Be set free
(Kemado – PIAS – 2009) 
Durée 38’06 – 13 Titres
 
http://www.langhorneslim.com
http://www.myspace.com/langhorneslim
 
Il avait quelque peu désossé la musique folk en livrant un album des plus approximatifs il y a un an mais avait en même temps recueilli les louanges de toute la profession, on pouvait donc légitimement penser que Langhorne Slim suivrait la même voie du dépouillement et s’embarquerait dans un nouvel effort tout aussi brouillon que son prédécesseur … Qu’elle n’est donc pas la surprise en posant « Be Set Free » dans la platine puisque à n’en point douter, ce jeune artiste originaire de Pennsylvanie aujourd’hui installé en plein Brooklyn a totalement changé son fusil d’épaule pour nous offrir un album de pop folk particulièrement soigné et en même temps très naturel, très spontané. Accompagné de Jeff Ratner aux basses et contrebasses et de Malachi DeLorenzo à la batterie, le chanteur, guitariste et pianiste invite l’organiste Sam Kassirer sur ce nouvel opus mais convie également nombre d’invités à poser une pléiade très élargie d’instruments qui apportent chacun une couleur originale, parfois pratiquement inédite …

Il suffit de fermer un instant les yeux et de se laisser totalement pénétrer par la musique de Langhorne Slim pour que le charme agisse instantanément. Si l’ombre de Dylan plane insidieusement au-dessus de chacun des treize morceaux que compte « Be Set Free », on sent également des influences plus discrètes comme Johnny Cash ou encore les Beatles qui poussent l’artiste à créer des chansons rythmiquement parfaites et musicalement très abouties. On laisse donc tout naturellement filer les pistes sur une autoroute qui traverse les vastes plaines américaines mais qui se laisse aussi rattraper à l’occasion par un semblant d’européanisme qui ne manquera pas de séduire le public de ce côté ci de l’Atlantique. A la voix qui à elle seule mérite l’investissement viennent s’ajouter des mélodies à la fois variées et complémentaires, des accents tantôt mélancoliques, tantôt plus joyeux, qui font qu’agrémentés de banjo, de violons, de pedal steel ou encore de cuivres, des morceaux comme « Say Yes », « Cinderella », « Sunday By The See » ou « So Glad I’m Coming Home » deviennent très vite définitivement indispensables ! Plus on écoute « Be Set Free », plus on se dit que son créateur est appelé à devenir une référence dans un registre où s’il reste encore quelques places à prendre, elles ne sont jamais faciles à décrocher tant le public est exigeant …