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DEJA VU pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 03 octobre 2009
 

Roulette russe
(MVS Records – Anticraft – 2009) 
Durée 40’44 – 11 Titres

http://www.dejavurock.fr
http://www.myspace.com/dejavumyspace

Ils ont su démarrer très rapidement dès leur naissance à la fin de l’année 2004 puis c’est progressivement que Déjà Vu a pris le temps de se créer une réputation en proposant un rock très empreint de bonne pop à un public venu au début pour découvrir des formations comme Superbus, Jill Is Lucky, Dolly ou encore Eiffel puis petit à petite tout bonnement pour faire honneur à ces Lyonnais au talent incontestable. Un premier album débarqué en 2006 emmènera le groupe de François Serin (guitare et chant), Jordi Brusa (basse), Mathieu Larue (guitare et claviers) et Renaud Ponsot (batterie) tout autour de l’hexagone mais aussi un peu plus loin dans la Francophonie puis c’est une reprise de Gainsbourg, « Qui est in qui est out », qui fera parler de lui avant que les fans, séduits, ne se voient contraints d’attendre un long moment pour enfin découvrir un nouveau single dévoilé à la rentrée 2009, « Alison Gray », et bientôt à un nouvel opus à paraître début novembre 2009.

Déjà Vu persiste et signe dans la voie d’un rock en Français et se la joue grand seigneur en proposant des textes bien fagotés qui évoquent autant son quotidien que celui d’un hypothétique Monsieur Tout-le-Monde qui pourrait pratiquement faire partie du groupe ou de son entourage proche … Le résultat est payant et si ça swingue plus souvent qu’à son tour, c’est aussi parce que « Roulette Russe » fait toujours le bon choix, celui de la sincérité d’une part mais aussi celui de l’audace en ne cherchant pas à plagier honteusement les détenteurs des plus beaux succès du rock hexagonal, préférant tracer sa propre piste pour mieux s’y sentir et y devenir encore plus fort dans les années à venir. Déjà Vu a des choses à dire, pas forcément importantes mais toujours fabuleusement sincères, et le combo le fait de la plus belle des manières, en chanson, proposant au travers de pièces comme « Je suis le ventre du monde », « 1967 », « Peu importe l’ivresse » ou encore « La nouvelle égérie » une vision plutôt fidèle de la société dans laquelle nous devons de façon plus ou moins évidente tenter de faire nous aussi notre trou. Les mélodies parfois simples et efficaces, parfois plus torturées, se veulent toujours accessibles au plus grand nombre et si le ton prend quelquefois un peu plus de vigueur, c’est avant toute chose pour se mettre au service de lyrics qui osent regarder le public droit dans les yeux et s’adresser à lui sans se cacher derrière un langage qui ne lui est pas forcément familier. Rien de tel que la langue de Molière pour s’adresser à ses compatriotes, Déjà Vu l’a compris et compte bien en faire une de ses forces … parmi tant d’autres !