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UNE FEMME MARIEE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 03 juillet 2009
 

Les mauvais garçons
(Autoproduction – 2009) 
Durée 36’24 – 11 Titres

http://www.myspace.com/unefemmemariee

Une Femme Mariée n’est pas forcément fidèle, et c’est aussi un peu pour cela qu’on l’aime puisque de déboires en déboires, le groupe francilien en arrive enfin à nous présenter un premier album, suite quasiment logique de son précédent maxi éponyme mais aussi de moult concerts donnés de La Boule Noire jusqu’à La Scène Bastille en passant par Le Sentier des Halles, La Guinguette Pirate ou encore La Java. Il aura fallu trois années à Constance Petrelli pour se créer une nouvelle dream team et c’est aujourd’hui accompagnée de Duncan Roberts aux guitares, Martin Berauer à la basse et Alex Viudes à la batterie qu’elle s’est enfermée en studio pour y mettre en boite un album qu’elle portera bientôt à la ville en compagnie du guitariste Thomas Seignobeaux et dans lequel on retrouve tout ce qui a contribué à l’histoire du combo, d’un chapeau aux vertus étonnantes jusqu’aux midinettes éprises des stars du cinéma voire même à des salopes. Poésie, quand tu nous tiens … 

C’est en resserrant quelque peu son espace de jeu qu’Une Femme Mariée avance lentement mais sûrement vers un âge de raison où tout lui est permis, où le grain délicat des mélodies peut parfois se teinter de sautes d’humeurs caractérisées par des guitares qui tiennent admirablement leur rang. Rayon compos, le combo parisien tient toujours aussi allègrement le haut du pavé et réussit à nous proposer des pièces pleines de sensations fortes dans lesquelles l’auditeur peut se reconnaître, même si rien ne l’y oblige jamais vraiment. La voix sautille de la pop à la chanson et de la chanson à la soul voire parfois au rock, laissant à chaque instant à Constance le soin de mener le mouvement pour en arriver à un ballet où ses mots mais aussi ses notes de claviers sont très régulièrement irrésistibles. On la regarde chausser « (S)on chapeau rose » pour mieux la suivre jusque « Dans les montagnes d’Afghanistan » ou encore sur « L’île au trésor » à le recherche de « Marlon Brando » ou plus simplement des « Mauvais garçons », autant d’aventures qui la poussent parfois jusque dans un « Grand mystère » d’où elle ressort grandie. S’avouant comblée sur « Je n’en demandais pas tant », Constance se montre dubitative l’instant d’après avec un émouvant « S’il fallait » et tire volontairement sa révérence en nous emmenant une fois de plus vers Kaboul via des « Montagnes d’Afghanistan » devenues subitement brumeuses, avec juste au-dessus d’elles des accents qui ne sont pas sans rappeler Véronique Samson, tant dans le jeu de piano que dans la voix. Un bien bel album en définitive !