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JJ CALE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
Tuesday, 24 February 2009
 

Roll On
(Because – 2008) 
Durée 40’29 – 12 Titres

http://www.jjcale.com
http://www.myspace.com/jjcalefans
 
JJ Cale n’est entré qu’il y a peu dans le cercle des septuagénaires mais cela fait déjà des années qu’il est considéré comme une légende, sans doute même l’est il depuis la sortie de « Naturally », son premier album paru en 1972 … Alors quand celui qui est sans doute un de ses plus grands fans, Eric Clapton, lui a proposé de l’accompagner sur « The Road Of Escondido » en 2006, on se doutait bien que cet ouvrage ne manquerait pas d’être récompensé par un Grammy Award et ce fut chose faite en 2008 quand il reçut celui du meilleur album de blues contemporain. Quatre années ont passé depuis la sortie de son dernier effort solo et au lieu de profiter d’un semblant de retraite amplement mérité, JJ Cale a repris son travail de composition et s’est fendu d’un seizième album, un ouvrage dans lequel il fait un nouveau voyage qui le conduit de ses terrains de chasse traditionnels jusque vers d’autres horizons dans lesquels on sent forcément que la collaboration avec Clapton a laissé quelques traces fortes mais aussi vers des choses inattendues comme le scat ou le jazz … Fidèle à sa réputation de génial bidouilleur capable de sortir un son de n’importe où, JJ Cale nous en remet une couche, mais quelle couche ! « Roll On » …

S’il reste l’unique détenteur de cette touche si particulière que le monde entier lui envie, JJ Cale est avant tout un compositeur de génie et comme à chaque fois, la douzaine de titres regroupée sur cette jolie galette est une véritable craquerie à laquelle il n’est même pas envisageable de résister un instant ! On se prend de front et sans rien pour amortir le choc cette classe naturelle qui pousse l’artiste à nous charmer de sa voix délicate mais aussi de ses guitares, banjos et pedal steel voire même de tous les autres instruments qu’il utilise lui-même sur la quasi-intégralité de l’album et on se dit que rien ne saurait être changé à un ouvrage qui sonne comme déjà comme un standard dès la première écoute … Epoustouflant sur « Who Knew », le morceau qui ouvre le bal par un improbable scat, JJ Cale redevient par moment bien plus classique avec des chefs d’œuvres comme « Where The Sun Don’t Shine », « Strange Days », « Fonda-Lina » ou « Leaving In The Morning » et se prend même de l’envie de nous offrir un duo voix et piano avec « Former Me » pour mieux nous remettre l’instant d’après dans un grand bain de guitares avec « Down To Memphis ». Mélange de délicatesse blues et de force rock, les titres de « Roll On » s’imbriquent toujours les uns aux autres avec une ingéniosité incroyable et nous amènent tranquillement vers le tittle track sur lequel Clapton vient rejoindre son mentor, celui qui lui a sans le moindre doute offert ses plus belles chansons ! Avec un ouvrage qui est une fois de plus totalement irrésistible, JJ Cale nous rappelle que tout ce qu’il touche se transforme instantanément en or … Un album à écouter religieusement donc, comme tous les autres soit dit en passant !