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THE ORIGINAL BLUES BROTHERS BAND à L'OLYMPIA (75) pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 06 juillet 2008
 

JANICE DEROSA – THE ORIGINAL BLUES BROTHERS BAND
L’OLYMPIA – PARIS (75)
Le 5 juillet 2008

http://www.bluesbrotherscentral.com
http://www.myspace.com/janicederosa

Comment résister à l’appel du Blues Brothers Band venu exceptionnellement en France pour quelques dates dont celle d’Avoine Zone Blues Festival et cette dernière à L’Olympia, passage obligatoire pour un groupe de cette envergure qui a marqué les plus grandes scènes du monde entier … A une heure du concert, ils ne sont pas nombreux à se presser sur le Boulevard des Capucines mais on y croise déjà quelques connaissances comme Viviane Tasca, régisseur des tournées de Renaud et de Jean-Louis Aubert, et la suite de la soirée nous confirmera que le pari de Loïc Ysnel, producteur du spectacle dont c’est l’anniversaire ce soir, a été gagnant ! 

 

C’est un Olympia un peu déséquilibré qui nous attend ce soir avec un balcon plein comme un œuf et un orchestre aux deux-tiers plein dont les gradins ont été retirés … Chargée de chauffer la salle, Janice deRosa vient quasiment à l’heure dite nous proposer en quintet un rapide tour d’horizon de ses talents et c’est en faisant lentement mais sûrement monter la tension du public qu’elle parviendra à ses fins, démarrant tranquillement puis laissant entrer le blues et le rock dans son répertoire avec des compositions comme « Hoodoo » et « Tell Mama » mais aussi avec de prestigieuses reprises comme « See Saw », « I’d Rather Go Blind » et un fabuleux « Little Wing » que la diva new-yorkaise s’est totalement approprié ! Avec beaucoup d’humour mais aussi beaucoup de talent, Janice deRosa aura pris soin ce soir d’utiliser sa grosse demi-heure de show pour s’attirer de nouveaux fans et c’est un Olympia conquis qui l’acclamera lors de sa sortie de scène après « Ball And Chain », un blues lent et gracieux comme elle sait si bien les interpréter.

Le plateau change de visage pendant que nous montons retrouver Janice dans les loges de L’Olympia pour la féliciter … C’est l’occasion de saluer Amar Abdelkrim, la voix de l’info sur TSF Jazz qui est déjà en pleine discussion avec le reste du groupe, ou encore Vincent Perrot, croisé dans le hall de la salle, avant de redescendre pour le gros morceau de la soirée, The Original Blues Brothers Band ! Il est moins de 22 heures quand Steve Cropper et consorts lancent le show en instrumental avec la traditionnelle intro chère aux Blues Brothers, non sans qu’Anthony Cloud ne se soit fendu de quelques notes de « La Marseillaise » au B3, et déjà dans la salle la folie commence à prendre le pas sur la raison … La réplique de John Belushi entre bientôt en scène et c’est parti pour quelques belles pièces d’anthologie interprétées avec plus ou moins de bonheur mais toujours très appréciées par un public qui, dans la fosse, saute et bouge à l’unisson de son groupe favori. Quelques clones au premier rang attirent l’attention du frontman mais le show reste très carré et très professionnel et petit à petit défilent dans les amplis des « Mule To Ride », « Looking For A Fox » et autres « Messin’ With The Kid » qui nous ramènent invariablement vers le premier volet de la saga filmographique du groupe … Les cuivres s’en donnent à cœur joie et on y reconnaît quelques membres originels du Blues Brothers Band qui continuent de tourner régulièrement avec le groupe ou qui font quelques apparitions épisodiques en guests …

Encore un « Shot Gun Blues » sur lequel Smokin’ John Tropea s’en ira nous faire un des soli de guitares dont il a le secret et c’est un premier virage qui se produit dans le show avec l’arrivée de « Minnie The Moocher » revue et corrigée par le successeur tout de blanc vêtu du grand Cab Calloway. Le ton est encore monté d’un cran et il n’est pas près de redescendre puisque l’on pénètre de plein fouet dans le sempiternel « Sweet Home Chicago » dont ce ne sera pas ce soir la meilleure version jamais entendue mais qui aura au moins le bon goût de faire rugir la salle de plaisir ! Comment dans de telles conditions retenir plus longtemps backstage le génial Eddy Floyd ? Le tigre blanc est lâché et du haut de son grand age, c’est avec toujours autant d’énergie qu’il va venir nous en chanter quelques-unes qui monteront en épingle jusqu’à son morceau de bravoure, « Knock On Wood », mais aussi à « Soul Man » pour lequel les clones des premiers rangs seront conviés sur scène pour chanter et danser avec le groupe ! Quatre vingt dix minutes sans temps mort ont marqué les esprits et les corps et c’est vers les loges que The Original Blues Brothers Band retourne un moment …

On retrouve pourtant très vite les héros du soir avec un rappel en deux parties qui commence tranquillement par un « Who’s Making Love » avant de plonger tête baissée dans le standard des standards, « Everybody Needs Somebody To Love », que la salle reprendra à tue tête avec les Blues Brothers … Le résultat est imparable, le balcon tout entier se lève et c’est parti pour une standing ovation qui n’en finira plus de durer ! La fosse commence tranquillement à se vider et déjà les lumières se rallument mais rien n’y fait, les die hard fans des Blues Brothers en réclament encore et, de bonne grâce, le groupe se prête au jeu en leur servant un ultime « Gimme Some Lovin » qui finira de mettre tout le monde d’accord sur le concert du soir …

L’Olympia peut maintenant se vider mais c’est tranquillement qu’il le fait, à son rythme, un peu comme si les Blues Brothers pouvaient encore céder à sa demande et revenir pour lui faire la surprise … On retrouve les amis sur le Boulevard et il est déjà temps de se quitter en se remémorant les bons moments du soir, Janice deRosa pour la qualité et la délicatesse de ses morceaux, The Original Blues Brothers Band pour l’énergie et l’éternelle grosse tarte à la crème qu’ils nous ont collé en pleine face ! On serait bien tenté d’en redemander un peu … L’année prochaine sans doute !

Fred Delforge – juillet 2008