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ROLLING BIDOCHONS pdf print E-mail
Ecrit par Stephane Burgatt  
vendredi, 07 septembre 2007
 

« En concert au Japon à jouer face à 80% de gonzesses, c’est un rêve ! »

Notre plus rustique groupe de rock (pasticheur de rock) s’est offert une belle tranche de succès au pays du soleil levant. Dans les bacs pour 2008, leur dvd « made in japan » retrace l’épopée heureuse des « zazous samouraï » en territoire étranger. Si notre rock poilu a encore de beaux jours devant lui, c’est ici la très certainement dernière aventure des Rolling Bidochons !

Comment vous êtes vous mis ce nouveau public dans la poche ?
On a préparé une reprise des Cheap Tricks, que peu de monde connaît ici mais qui sont célèbres là haut (leur carrière a débuté au Japon). Il faut savoir que c’était le groupe préféré de Kurt Cobain. Comme je les aime bien, j’ai sauté sur l’occasion. "I want you to want me est ainsi devenu "Je te veux dans mon lit".
On a aussi voulu rendre hommage à un chanteur français connu au japon ; et il n’y en a pas tellement contrairement à ce que tout le monde s’efforce à croire. On avait le choix entre France Gall, Gainsbourg et Pollnareff et on a choisi « la poupée qui dit non » de ce dernier. C’était notre contribution à la chanson française mais le reste c’était du Bidochon pur sucre. On a donné des shows assez punk, sauvages. On était perçus comme des « Ramones rigolos ». Et plus on jouait, plus ça devenait énergique et harmonieux.

Vous avez défiguré la chanson du père Pollnareff ou bien l’avez-vous reprise religieusement ?
Oui, je ne veux pas retoucher des textes français bien écrits. Quand ça concerne des textes anglais n’ayant aucune signification importante, je ne me dérange pas de les retoucher. Donc ce titre, on a juste fait un arrangement dessus. On voulait faire un multi-voix ; chanter tous les cinq avec des petites harmoses.

Comme ton travail solo sur le John Lénine band ?
Tout à fait. J’adore les belles voix, j’essaie de bien chanter autant que faire se peut. J’aime bien que ce soit agréable pour moi avant que ce ne le soit pour les autres. Et ça, les Japonais l’ont adoré car ils ont un réel problème linguistique. Leur langue est placée de telle manière qu’ils n’ont pas beaucoup de souffle. Ils n’ont d’ailleurs pas vraiment de grands chanteurs. Donc, dans les festivals, on s’est fait remarquer car ils avaient en face des mecs qui jouaient un rock un peu destroy mais qui chantaient ensemble et en harmonie. Ils semblent apprécier ce côté vocal. Ce qui n’était pas le cas de groupes qui jouaient avant nous où, sur ce plan, c’était vraiment très moyen.

Ils ont aimé le côté trash ?
Tout le côté burlesque des bidochons a fonctionné à chaque fois. Ils ont adoré les manteaux fluos, les combinaisons orange, les mecs qui sautent en l’air avec le sourire. Notre apparence y était pour beaucoup. On avait une attitude qui faisait qu’ils se concentraient sur ce qu’on allait faire. Ils se disaient qu’ils étaient face à des martiens, des tarés. Ils sont cultivés. Mais ils aiment les contrastes très dur, très forts. Pour « la poupée qui fait non », j’ai fait une digression (la pornographie est très contrôlée à haut) : j’avais ramené une poupée gonflable sur scène qui a fait toute la tournée avant d’être détruite.

Le line up a quelque peu changé pour la tournée.
J’ai changé le second guitariste, Walter (Yoko Kono). Le nouveau Peter (From Thon), s’est intégré de façon étonnante et ça nous a donné la patate et on a retrouvé les sensations qu’on avait eu la dernière fois en 93 sur la tournée de Bidophone. Le fait d’être ce petit groupe de français dans un monde qui n’est pas le notre, on était assez introvertis et ça nous a permit de projeter ce qu’on allait faire, de bien se préparer. On repartait de zéro.

Et aussi un nouveau batteur.
Christophe, qui est batteur de Calogero, était en pleine tournée et n’a pas pu venir avec nous. Il était désespéré car ça lui aurait fait plaisir de venir. Il nous a présenté ce jeune batteurde 23 ans, David. Et lui aussi, très rapidement, s’est mit dans le grand bain avec nous. Il fait partie de la maison Bidochon maintenant, il vient beaucoup nous voir, il a fait France inter avec nous. Mtes toi à sa place, tu te retrouves à 23 ans en concert au Japon à jouer face à 80% de gonzesses, c’est un rêve !

Quelle était votre motivation pour cette aventure mis à part la promo de votre album ?
On a fait tellement de choses avec ce groupe : clips, grosses scènes, télé. C’est un peu redondant à force et comme je suis porté par la passion et la curiosité, le côté nouveau de cette aventure m’a attiré. La nouveauté c’était de convaincre des gens qui ne sont pas de ta nationalité, qui ne comprennent pas un mot à ce que tu chantes et vont aimer ou pas le titre.

A quand la sortie ?
Il sortira au premier semestre 2008. Il y aura une quinzaine de titres. Puis le reportage photo, une partie vidéo et une selection du concertdivan du monde sur la tournée Bidophone et bien d'autres surprises.
On aimerait que les gens partagent ce qu’on a vécu. On a des photos de backstage, quelques images quand les gens nous sautaient dessus et nous embrassaient…C’était comme une colonie de vacances d’où tu reviens et tu es tout bronzé, tu t’es fait de nouveaux amis et tout s’est bien passé.

Et ce bon concert de Pézenas (au printival Bobby Lapointe), que devient-il ?
Il sera en bonus. C’était un concert de reformation, moins énervé, plus appliqué. On n’avait pas joué depuis longtemps ensemble, moi j’avais la crève et on a eu des problèmes au mixage…On l’a donc considéré comme un bonus et on va mettre les clips avec. Et peut être aussi une sorte de petit reportage qui avait été fait il y a quelque temps avec une interview de chacun. Les mecs ils vont en avoir pour leur argent !

Tu veux prolonger l’aventure Bidochons finalement ?
Pas sur. Si on me demande de refaire des concerts japonais je le ferai mais si on me propose deux concerts dans la Creuse, je ne suis pas sûr. On s’est redécouvert une famille qu’on n’a pas été depuis longtemps. Je pense que ça sera au coup par coup, au feeling, comme j’ai toujours fait avec les Bidochons. J’ai pas mal d’autres projets en tête et je ne veux pas les bloquer. C’est comme une envie de pisser, au bout d’un moment il faut l’assouvir sinon tu fais dans ton pantalon. Donc, je fonctionne de la même manière, par envie !

Liens :
www.fglmusic.com
http://membres.lycos.fr/rollingbidochons

Propos recueillis par Stéphane Burgatt