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TWISTED CHARM pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 28 août 2007
 

Real Fictional
(Because Music – 2007)
Durée 39’43 – 12 Titres

http://www.twistedcharm.co.uk 
http://www.myspace.com/twistedcharm
http://www.because.tv 

Ces quatre garnements du Northamptonshire nous avaient surpris au printemps dernier avec un maxi étonnamment mature, ils prouvent aujourd’hui qu’ils sont réguliers non seulement dans le respect de leur planning en sortant leur album à l’heure dite mais aussi dans la qualité musicale puisque cette première sortie de Twisted Charm au format long sait continuer sur la lancée de « Boring Lifestyles », le maxi en question. Pour Nathan Doom (chant, guitares et synthés), Luke Georgiou (saxophone), John Garley (basse) et Dominic Cole (batterie), l’essentiel lors de la formation du groupe n’était pas de se faire connaître à tout prix mais surtout de s’échapper de leur province déprimante pour rejoindre Londres et sa vie trépidante. Le plus amusant dans tout ça, c’est qu’ils ont pourtant atteint les deux buts en même temps et que ce n’est pas prêt de s’arrêter !

Quand la musique psyché en appelle autant au saxophone qu’au punk rock un peu barré qui a servi de moteur aux quatre membres de Twisted Charm, on en arrive forcément à quelque chose qui passe bien au-delà des sentiers battus et qui se montre essentiellement à la tombée de la nuit dans des endroits plutôt mal famés. Politiquement correct n’est pas une devise qui sied à ces sales gosses et c’est la fleur au fusil qu’ils mettent un grand coup de pied dans la fourmilière du rock contemporain, mélangeant avec un réel talent divers accents anglo-saxons pas forcément compatibles et se fendant, outre de deux morceaux déjà présents sur leur précédent ouvrage, d’une dizaine de titres supplémentaires sur lesquels les délires musicaux ne sont en fait qu’une réponse naturelle aux délires d’écriture qui ont conduit Nathan Doom à devenir un véritable habitant de Camden Road avec tout ce que ça implique d’ironie, de sens de l’autodérision et de philosophie parfois un peu sordide. Critique au possible, « Real Fictional » allume de façon convenue mais plutôt juste la société avec des perles comme « Television Nation », « Clone Baby », « Never Grow Older » ou « London Scene » et la production finement ciselée signée par Lance Thomas apporte le petit plus qui fait les grands albums en donnant à Twisted Charm un cachet qui dépasse d’une bonne encolure le stade du simple post punk. Ils n’ont pas encore cent ans à eux quatre et c’est déjà un des groupes les plus prometteurs de la perfide Albion … Ca promet pour la suite !