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ERIC BLING pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 29 mars 2007
 

What’s nu ?
(E.L.P! Records – 2007) 
Durée 41’33 – 13 Titres 

http://ericbling.free.fr
http://www.myspace.com/blingeric
http://www.elprecords.com
http://www.myspace.com/elprecords
http://www.myspace.com/elpshop

Il a longtemps travaillé dans l’ombre d’artistes plus ou moins renommés et un jour l’envie lui a pris de se mettre dans le feu des projecteurs, ou du moins d’essayer, et de se garder la rampe entière pour lui tout seul en créant son propre one man band ! Son nom sonnait comme un accord plaqué de guitare alors Eric Bling a attrapé une six-cordes acoustique et l’a accouplée à des machines avec des bouts de scotch pour en sortir des sons métissés, le résultat spontané de la rencontre improbable de Skip James et de Léonard Cohen sur fond de trip hop résolument blues … Remarqué par la FNAC grâce à un premier album en forme de révolution, l’extraterrestre bordelais du nu-blues se retrouvera bientôt sur les scènes de festivals comme Cognac Blues Passions en 2006 ou Blues Autour Du Zinc en 2007 et ouvrira aussi bien pour Little Axe ou Aaron que pour Scott H. Biram avant de revenir ce printemps avec un très bel album enregistré en live chez lui avec ses racks d’effets et ses guitares … Beaucoup d’idées et des compositions novatrices laissent penser que c’est par l’Ouest que le vent nouveau arrivera cette année !

C’est incroyable ce qu’il est possible de faire avec beaucoup d’ingéniosité et quelques samples … Je m’enregistre, je superpose non seulement mes guitares mais aussi mes voix, je vais même jusqu’à m’offrir une invitée pour un épatant duo et le tour est joué, me voilà avec un bon gros album qui, tout bien pesé, risque autant de séduire les progressistes que de déplaire aux ayatollahs ! Alors il faut y mettre beaucoup de sien et faire que le versant roots ne soit pas trop violemment secoué et que les effets ne prennent jamais le dessus sur le feeling, le résultat se devant forcément d’être nettement plus blues qu’electro. A ce petit jeu, Eric Bling est un orfèvre et parvient à captiver l’auditeur en lui faisant tour à tour le coup de l’harmonica bien balancé ou du jeu en slide ravageur qui met tout le monde instantanément d’accord. Rien ne manque à l’appel de « What’s Nu ? » pour satisfaire le puriste, du relent delta blues aguicheur et des craquements dignes des 78-Tours d’époque aux mélodies béton qui mettent tout le monde sur la même longueur d’onde dès qu’elles franchissent l’extrémité du jack … C’est juste la manière de mettre le tout en marche qui peut légitimement surprendre, surtout qu’en live le bonhomme ne fait pas dans la dentelle ! Eric Bling serait une réincarnation moderne de Robert Johnson qu’il ne s’y prendrait pas autrement pour marquer son époque, faisant évoluer son blues dans le sens de l’avenir et lui offrant un souffle nouveau que le public n’est pas forcément encore prêt à accepter dès aujourd’hui mais qui, à n’en point douter, sera la règle à suivre impérativement pour être dans le coup d’ici quelques années. C’est avec des gens comme Eric Bling et des morceaux comme « The Gran’ Rail Road », « Wood Guitar » ou « I’m A Man » que l’histoire avancera sans trop se répéter … Et vous ne viendrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenus !