Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

HELLWOOD pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 24 septembre 2006
 

Chainsaw of life
(Munich Records – Nocturne – 2006) 
Durée 45’46 – 12 Titres 

http://www.johnnydowd.com
http://www.jimwhite.net
http://www.williebmusic.net
http://www.nocturne.fr
http://www.katspirit.com


Quand trois musiciens complémentaires décident de créer une dynamique de groupe pour porter au plus haut leurs talents respectifs de songwriters, cela peut conduire au meilleur comme au pire, c’est selon l’air du temps … Fort heureusement, dans le cas du chanteur et guitariste Johnny Dowd et des multi-instrumentistes Jim White et Willie B qui l’accompagnent, il n’y a même pas à se poser la question de savoir si ce sera réussi ou non tant leurs premières expériences en doublettes avaient été concluantes. Enfermés dans une cabane en plein New York avec autour d’eux des nécrologies de musiciens prises dans les journaux et accrochées aux murs, les trois doux-dingues se sont attachés à créer une œuvre collégiale plus qu’à faire une banale addition de leurs trois talents individuels et si le résultat s’en ressent grandement, la noirceur ambiante et la mélancolie latente de l’ouvrage en est elle aussi multipliée. Hellwood est né de cette union presque contre nature mais pourtant programmée d’un artiste, de son batteur et d’un fan vraiment pointu …

Autant s’y faire tout de suite, « Chainsaw Of Life » ne va pas manquer de mettre en marche la machine à choquer les cultures et de faire se rencontrer non seulement les générations mais aussi les sonorités les plus incompatibles, du moins sur le papier. Une note de banjo, un pointillé de flûte, un tiret de marimba, une grappe de mélodica ou une lichée de trombone viennent émailler une musique qui donne autant dans le blues-folk torturé que dans un simili-rap bien envoyé et presque rassurant pour l’avenir de l’ouvrage. On notera bien évidemment la noirceur profonde d’un album qui tourne de façon très large autour du thème de la mort et accessoirement du diable mais qui sait pourtant rester optimiste et qui ne s’alanguit pas sur son sort, se contentant de présenter les choses de la manière la plus droite et la plus efficace possible. Véritable mine d’or au niveau des arrangements et de la production, Hellwood nous régale de quelques belles pièces plus surprenantes les unes que les autres avec notamment des titres comme « A Man Loves His Wife », « Alien Tongue », « Chicken Shack », « The Good Die Young » ou encore « Dream On » où l’on remarque les chœurs de Kim Sherwood-Caso et Robin Pratt (la femme de Jim White) mais aussi la contrebasse de Chris Riser. Partis dans une direction où l’on ne les attendait pas forcément, les trois géniteurs de Hellwood en reviennent avec un album marquant qu’ils sont bien décidés à porter à la scène en lui associant les claviers de Mike Starr, un des complices habituels de Willie B. La boucle n’en sera que mieux bouclée …