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GUNS'N'ROSES pdf print E-mail
Ecrit par Bertrand Renotte  
lundi, 03 juillet 2006
 

GUNS’N’ROSES
P.O.P.B., BERCY – PARIS – 20/06/2006

Guns’n’Roses live à Paris en 2006. Qui aurait cru qu’une telle affiche serait encore possible après toutes les péripéties qui ont secoué le groupe depuis 13 ans et leur dernier passage en France ?

Pour ceux qui n’auraient pas suivi toute l’histoire de ce qui a été le groupe « le plus dangereux du Monde », il ne reste aujourd’hui comme seul et unique membre original, que son charismatique et imprévisible chanteur, Axl Rose. Les autres ayant décidé de quitter le navire avant qu’il ne sombre ou ayant été virés (les versions différent suivant le camp qui se prononce sur le sujet). Aussi ce soir il est clair que bon nombre d’entre nous sommes venus pour voir de nouveau Axl fouler les planches d’une scène, plutôt que pour voir le véritable Guns’n’Roses. En effet, il est assez difficile lorsque l’on a suivi le groupe depuis leur quasi début, d’appeler « Guns’n’Roses » le groupe évoluant ce soir. Déjà, quand Izzy avait quitté le groupe en 1991, on en avait eu gros sur la patate, alors ne parlons pas du départ de Slash et Duff…On jugera donc plutôt le show de ce soir comme celui du Axl Rose’s band.

Mais avant ce retour tant attendu du rouquin au bandana, l’affiche proposait également deux groupes en première partie pour chauffer la salle. Tout d’abord, commençons par Bullet For My Valentine qui aura donc la lourde tâche d’ouvrir les hostilités ce soir. Le combo, qui a déjà reçu les honneurs outre-Manche et jouit d’une certaine côte de popularité, ne bénéficiera pas d’un son digne de ce nom, et ses compositions se trouveront noyées dans la masse. On notera tout de même quelques bons échanges guitaristiques et des mélodies sympathiques, à défaut d’être réellement originales.  Les parties vocales quant à elles montrent une certaine limite dans la puissance que peut dégager Matthew Tuck, et l’on sent que ce dernier a atteint ses limites. Sentiment mitigé, à revoir dans de meilleures conditions.

Au risque de devenir méchant, nous passerons sur la pénible et trop longue prestation d’Avenged Sevenfold. Des mauvaises premières parties on en a déjà vu, mais ces derniers dépassent toutes les limites du supportable….

Vint ensuite une longue attente, mais qui relativisons, ne sera pas aussi importante que sur d’autres dates de la tournée, où il y se sera parfois écoulé jusqu’à deux heures avant de voir Axl et sa troupe débarquer. Et puis on ne va pas se plaindre, le facétieux chanteur ne nous aura pas gratifié d’un plan à la Axl et s’est finalement bien présenté sur scène. A dire vrai, comme bon nombre d’entre nous pourrons le constater, non seulement Axl est là en chair et en os, mais il semble de réelle bonne humeur, même s’il semblerait que rien n’allait pour lui encore quelques instants avant le concert comme il nous le confiera.
Mais revenons au début même du show lorsque les lumières se sont éteintes et que les premières notes de « Welcome To The Jungle » résonnèrent. Avouez quand même que l’on est retombé 15 ans en arrière, non ? Et bien oui, même s’il est possible d’émettre des réserves quant à l’appellation « Guns’n’Roses » comme nous avons pu le mentionner plus haut, une fois les premières notes jouées et un bon vieux « You know where the fuck you are ? » l’ensemble du public présent s’est laissé prendre au jeu et la fosse s’est mise en ébullition comme au bon vieux temps.
Bon il faut dire qu’Axl n’a pas pris de gros risques pour entamer la partie et que la set-list, piochant allégrement dans « Appetite For Destruction », n’est pas faite pour décevoir. Et putain que ça fait du bien de le revoir interpréter ces classiques, que dire ces hymnes de toute une génération. Sa voix n’a rien perdu de sa superbe. Certes l’homme n’arpente plus la scène en courant, mais il sait toujours comment la tenir, aidé en cela par un charisme énorme qui se dégage de lui. Une rock’n’roll star, une vraie, comme on en fait plus de nos jours.
Tout commence donc pour le mieux et les musiciens accompagnant désormais Axl se débrouillent plutôt bien, même si l’on se demande quel est l’intérêt d’avoir trois guitares…. Malheureusement, la cadence et l’ambiance qui était pourtant au beau fixe vont retomber à cause des trop nombreux solos proposés par les différents musiciens. On en dénombrera tout de même pas loin de 7 pendants tout la prestation du groupe, pour une durée totale d’environ 1/2h (jam sur « Stardust » de Bowie comprise). De quoi plomber complètement l’atmosphère, d’autant que les interprétations ne sont pas des plus inspirées. Les mauvaises langues diront que c’est pour permettre à Axl de récupérer en dehors de la scène…Nous verrons même certaines personnes quitter la salle (certainement aidé en cela par la deadline du dernier métro circulant).
Oublions donc ces passages instrumentaux pour se concentrer sur le reste du gig et notamment les nouveaux titres écrits par Axl et joués pour la première fois en France ce soir (rappelons que l’arlésienne « Chinese Democracy » sur lequel planche Axl depuis près d’une décennie n’est toujours pas sortie). Nous aurons toutefois la possibilité de découvrir 5 nouveaux morceaux (« Madagascar », « The Blues », « Better », « IRS », « Chinese Democracy ») qui, s’ils ne sont pas tout à fait dans la veine du Guns original, n’en sont pas non plus si éloignés comme les rumeurs avaient pu le faire croire à une certaine époque, lorsque les termes « techno » ou « indus » avaient pu être évoqués au sujet de la nouvelle orientation musicale d’Axl. En fait ceux-ci sont une sorte d’évolution de la musique du groupe vers quelque chose de plus « pompeux » rappelant par certains aspects la démarche d’un Queen. Le son de guitare quant à lui s’éloignant du style si reconnaissable de Slash. Mais ce que nous entendrons sera tout de  même plutôt pas mal à vrai dire. Bonne nouvelle de ce côté ; il semblerait donc que la patience des fans sera enfin récompensée lorsque l’album (triple ?) sortira enfin (les dernières rumeurs parlent d’une sortie fin 2006).
Pour conclure, notons que nous serons gratifiés de la présence d’Izzy Stradlin sur pas moins de 4 titres dont le classique final qu’est « Paradise City ». Un véritable plaisir que de voir les deux compères de nouveaux associés sur scène même si la présence d’Izzy avait été plus convaincante lors du concert de Velvet Revolver au Bataclan en 2004.

Au final, nous retiendrons tout de même un très bon concert, de 2H30, qui aurait pu être parfait sans les innombrables solos.

Set-List :

01. Intro
02. Welcome To The Jungle
03. It's So Easy
04. Mr. Brownstone
05. Live And Let Die
06. Robin Finck Solo
07. Sweet Child O'Mine
08. Madagascar
09. You Could Be Mine
10. Knockin' On Heavens Door
11. Jam / Dizzy Solo (Ziggy Stardust)
12. The Blues
13. Band Introduction
14. Richard And Robin Solo (Beautiful)
15. Out Ta Get Me
16. Ron Solo (Don't Cry)
17. Better
18. November Rain
19. IRS
20. My Michelle
21. Used To Love Her (avec Izzy Stradlin)
22. Patience (avec Izzy Stradlin)
23. Nightrain (avec Izzy Stradlin)
24. Chinese Democracy
25. Robin Finck Solo
26. Paradise City (avec Izzy Stradlin)

http://www.gnronline.com/ (site officiel)
http://www.gnrfrance.net/ (Très bon site de fans français)