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WATINE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 19 février 2006
 

Dermaphrodite
(Catgang – AM – 2006) 
Durée 36’19 – 10 Titres

http://www.watineprod.com   

Elevée au solfège et au piano demi-queue, Catherine Watine aurait facilement pu développer une réaction allergique à tout ce qui était musique tant elle en a mangé du Bach et du Mozart, et ce dès sa prime enfance … Et pourtant la passion était plus forte que tout et après avoir décroché quelques lauriers à l’adolescence, elle se retrouve assise devant son piano à composer et à écrire des textes en Français qui la conduiront vers Francis Cabrel, grand découvreur de talents. Tournée depuis vers l’Anglais pour mieux coller au côté épuré de ses musiques, la jeune artiste s’est laissé aller à « Random Moods », un premier opus totalement décalé où quelques géniaux bidouilleurs se sont servis de sa voix pour un projet electro-punk-rock et nous présente quelques mois plus tard son véritable chef d’œuvre, « Dermaphrodite », l’amour à fleur de peau …

Quelques arrangements de cordes suffiraient à Watine pour faire planer sur « Demaphrodite » une émotion presque surnaturelle mais Catherine ne s’en contente pas. Artiste complète, à l’image des, Marianne Faithfull, Jane Birkin ou Kate Bush auxquelles on la compare déjà, elle part à la recherche d’une perfection aussi relative qu’improbable vers laquelle elle avance à pas de loups tout au long d’un ouvrage plus sensoriel que sensuel, un album que l’on sent, que l’on caresse, que l’on déguste, que l’on vit ! On la sent aussi proche des Beatles que de Gershwin, aussi attirée par le tout acoustique que par l’expérimental, prête à mettre une boucle discrète à la place d’un bémol, un grincement à la place d’une trille … Particulièrement épatante et novatrice sur son premier single, « Milkshake », Watine sait être plus traditionnelle sur des morceaux comme « Afraid », « Sing c’est la vie » ou « Charabia » et aller au plus bref pour mieux conquérir. Consciente de l’importance de ses bases classiques, elle les magnifie en les écartelant et en leur apportant la fougue et l’audace de sa jeunesse. Il fallait oser entrer directement dans la cour des grands avec un tel ouvrage et pourtant, qui s’en plaindra ? Certainement pas nous …