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JOUER EN CLUB pdf print E-mail
Ecrit par Chockers  
mercredi, 11 février 2004
 

Article écrit par Chris LANCRY et transmis par:
Lionel KABAC - 2003 - http://www.bluemensfield.com

Faire un concert ce n'est pas rien ! Et pour bien s'y préparer, rien ne vaut l'expérience de la scène. Du vécu aux conseils, voici quelques règles à respecter pour que votre show soit chaud.

BIENVENUE AU CLUB
La plus grande difficulté pour un jeune musicien est de trouver un club où jouer. La plupart ont déjà des musiciens et des formules interchangeables. L'idéal est de proposer une soirée à un patron de bar plutôt ouvert (le patron, pas le bar) et d'embrayer sur une programmation régulière si ça marche.

CONDITIONS
On ne discute pas les tarifs, les cachets sont presque partout les mêmes et on parle plus ici de défraiement. Se produire dans un club sert à jouer la musique que l'on aime, avec ses potes musiciens, devant des gens qui ont en gros les mêmes goûts que vous. Quand on a compris cela, les risques sont minimes. Le patron d'un "club-café-musique-cabaret-bistrot" aime lui aussi la musique et l'ambiance qu'elle apporte à son établissement. En général, il gagnerait autant d'argent en faisant PMU, il ne faut donc pas trop lui en demander, plutôt lui proposer ce qui ne lui pose pas de problèmes (de bruit entre autres) et lui coûte peu. On limitera donc à la fois le nombre de musiciens et celui des décibels. Dans de nombreux clubs, les batteurs ne sont tolérés que s'ils ne cognent pas trop et les amplis admis jusqu'à 20 watts.

REPERTOIRE
Les clients d'un club viennent rarement y découvrir "le futur du rock'n'roll", mais boire un coup en écoutant une musique qui ne demande pas trop d'attention. D'ou le succès du blues et des grands standards. Vous n'êtes ni dans un bal, même si l'on ne joue que des morceaux connus, ni un "Caf-Conc'" car la surenchère technique (séquences, effets etc...) nuit souvent à la spontanéité. Apprenez à passer au dessus du manque de moyens pour atteindre à la fois le public et le plaisir de jouer. Faites apprécier votre personnalité d'interprète sur une musique connue mais éventuellement enrichie par sa propre "vision". Avec 3 ou 4 sets de 40 mn par soir, vous devez préparez environ 8 morceaux par passage, à moins de les faire durer avec des parties instrumentales. Attention, un public "lâché" par l'interminable et l'approximatIf se récupère difficilement.

NATUREL
Côté matos, prévoyez un préampli si l'on joue en direct sur la sono et une pédale de volume pour couper le son en cas de branchement et débranchement. Eviter les sons trop trafiqués, le naturel reste le maître mot. Les solistes électriques devront éviter d'ouvrir trop souvent "La boite à guêpes", ce mélange de son compressé-saturé-réverbéré qui, loin de rapprocher le musicien de son public, l'en éloigne souvent pour toujours. Le club permet une pratique publique régulière, ce qui est incontestablement plus valorisant que les interminables répétitions entre potes. Le blues et le rock sont des musiques live par excellence et tout guitariste qui maîtrise les 3 accords devrait s'y lâcher.

CA BALANCE !
Le jour du concert, débrouillez-vous pour arriver suffisamment tôt afin d'avoir le temps d'installer le matériel, de manger, de balancer et de vous préparer, le tout sans stresser. Il est extrêmement désagréable de digérer pendant le premier set et de jouer sur du matos monté à la "va-vite", sans balance digne de ce nom impossible de se concentrer sur la musique. La balance, c'est le moment crucial qui décide du son général, à la fois pour le public et pour vous. Votre confort d'écoute (et donc de jeu) en dépend. Il est toujours préférable d'avoir affaire à un ingénieur du son (compétent de préférence car cette appellation regroupe un peu tout et n'importe quoi) car si vous devez vous occuper du son vous-même, c'est autant de travail en plus et de temps perdu pour votre préparation strictement musicale. Si "ingé-son" il y a, ne commencez pas à jouer les vedettes avec lui, il en a vu d'autres, mais soyez ferme sur votre confort d'écoute et vérifiez que vous entendez parfaitement chaque membre du groupe, le cas échéant baissez les amplis (mais si c'est possible !) pour ne pas avoir une pression acoustique ingérable. En club, le mieux est de commencer parfaire une balance "acoustique", c'est-à-dire instruments non sonorisés, comme vous le faites en arrivant en répèt', et ne pas commencer tout de suite à sonoriser chacun séparément. Surtout ne perdez pas patience pendant la balance de la batterie, car si vous jouez d'un instrument, votre acolyte à baguettes en utilise sept ou huit (voir plus) à la fois, sonorisé par autant de micros. Or, la balance entre le charley et la grosse caisse est aussi importante pour lui que pour vous. Pour la guitare soignez surtout les niveaux et vérifiez que vous avez un timbre identique en direct et dans les enceintes de la sono. Soyez toujours compréhensif avec les chanteurs et surtout les chanteuses, laissez leur de la marge dans les retours ; si vous faites 3 ou 4 sets chez un Thénardier, les vocalistes auront besoin d'un petit plus en fin de parcours.