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ACQUIN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 08 octobre 2023
 

C’est beau
(TC Production – Modulor – 2023)
Durée 27’07 – 9 Titres

https://acquin.fr 

Présenté comme le Gainsbourg du Marais par Libération, Acquin persiste et signe avec un second album paru mi-septembre, le successeur annoncé de l’excellent « Bareback » qui s’était attiré les louanges de la presse juste avant qu’un vilain virus venu de Chine ne vienne bousculer non seulement les projets de l’artiste, mais aussi ceux de tout un univers musical devenu pour l’occasion non essentiel. Et pourtant, loin de renoncer à ce qui est pour lui une véritable vocation, le chanteur et claviériste a repris du service en compagnie du multi-instrumentiste et réalisateur Frédéric Lo et de Thomas Chalindar aux programmations et à la batterie, a invité quelques complices comme Karen Lano au chant, Vincent Penot à la clarinette et Olivier Legall aux guitares, et s’est lancé dans une nouvelle création qui s’appuie sur une réflexion approfondie autour d’un thème récurrent en musique, l’Amour, avec un grand A mais aussi et surtout sous toutes ses formes, avec en guise de conclusion un constat plutôt clair, « C’est beau ». On y retrouve des colorations qui rappellent Daniel Darc, Bashung, Gainsbourg bien entendu, et puis plus insidieusement Christophe et nombre d’autres ténors de la chanson française. De l’amour fantasmé à l’amour platonique, de l’acte sexuel à une certaine approche de la perversion, Acquin ne se refuse rien, et c’est bien ce qui rend ses compositions encore plus intéressantes, d’autant qu’elles ont en elles un je ne sais quoi de Baudelaire, un trait discret récupéré chez Chopin, mais revu de façon plus moderne, plus rock pourrait-on pratiquement dire … Des histoires de « Dessous » aux injonctions comme « Epouse-toi », d’un « Cœur Fleur BB » à une « Porte Rouge », « A l’ancienne » ou encore en se pliant aux « Evidences », il va de soi qu’Acquin maitrise parfaitement son sujet et qu’il l’interprète de fort belle manière, offrant au passage une déclaration douce-amère à « Madame » et terminant l’ouvrage comme il l’a commencé, par un constat sans appel, « C’est beau » !