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UNDERVOID pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 16 novembre 2020
 

Le noir se fait
(Sous le Vide – InOuïes Distribution – 2020)  
Durée 34’06 – 10 Titres

http://undervoid.timx.fr/

Undervoid, c’est l’histoire d’un groupe qui va vite, mais sans pour cela mettre la charrue avant les bœufs … Né en 2016 sous l’impulsion de quatre musiciens qui avaient en commun divers projets, le combo strasbourgeois sortira son premier EP quelques mois plus tard et continuera à creuser dans une veine qui emprunte autant à Led Zeppelin qu’à Rage Against The Machine, donnant plus de deux centaines de concerts, assurant les premières parties de No One Is Innocent, des Sheriff ou encore d’Elmer Food Beat et enregistrant en tout et pour tout quatre EPs avant de changer de bassiste en 2020 et de sortir son premier album, une véritable pépite de rock en Français avec des titres pleins de sens. Emmené par le chant rageur d’Arnaud Sumrada, Undervoid bénéficie des guitares incendiaires de Marc Berg et assoit le tout sur une rythmique en béton armé posée par Mathias Fischbach à la basse et Alexandre Paris à la batterie, et c’est à la manière d’un uppercut que le quartet nous assène ce coup de maître, « Le noir se fait », absolument imparable. Engagés et lucides, mais jamais donneurs de leçon, les Alsaciens enchainent les hymnes à la vitesse où d’autres enfilent les perles et c’est de fort belle manière qu’ils viennent s’installer dans un créneau où le rock puissant et les textes forts sont une véritable raison d’être. Des guitares qui défouraillent à la manière de Trust ou de Tagada Jones, un chant qui rappelle parfois les premiers Noir Désir et une assise rythmique digne de No One ou de Lofofora, toutes ces références n’empêchent en rien Undervoid de posséder sa propre personnalité et de le prouver avec des titres comme « Je suis né peuple », « Chef Apache », « Bouffon de Roi » ou encore « La machine » mais aussi avec deux singles, « Dieu n’existe pas » et « Un regard a suffi », qui devraient réussir à redonner le gout du rock à ceux qui l’avaient quelque peu perdu. Celui qui viendra une fois encore vous dire que le rock français est mort n’a sans doute jamais entendu parler de ce groupe !