Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow Chroniques CD's arrow THOMAS BREINERT

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

THOMAS BREINERT pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 26 décembre 2018
 

Lupanar chic
(Klousky & Co – 2018)  
Durée 47’04 – 14 Titres

http://www.thomasbreinert.com

Natif de Rouen, Thomas Breinert est un de ces artistes qui ont tout compris de l’art de proposer une forme intelligente de chanson française qui se mâtine tout naturellement d’une part de rock et d’une autre de pop, de blues ou encore de folk. Biberonné aux albums de Murat et de Bashung, l’artiste a réussi à intégrer des faux airs de Gainsbourg, de Thiéfaine ou encore de Dutronc à des compositions qu’il prépare avec le plus grand soin. Transfuge des Tristes Sires où il évoluait aux côtés de Vincent Delerm, Thomas Breinert retrouve en cette fin d’année le chemin des bacs et nous dévoile un tout nouvel album, « Lupanar Chic », enregistré en compagnie de Romain Dudek aux instruments, aux arrangements et à la production et d’Olivier Robineau à la batterie. En quatorze titres dont un duo avec Vincent Delerm et une relecture très enlevée de « L’eau à la bouche » de Gainsbourg, le nouvel opus du chanteur va nous proposer un grand tour de ce qui se fait de mieux dans les musiques contemporaines avec comme toujours des influences omniprésentes qui ressortent à chaque coin de riff, à chaque note même, mais aussi avec des couleurs plus inattendues qui nous laissent entrevoir les relents d’un Paul Personne, d’un Feu! Chatterton ou même d’un Ennio Morricone. Des textes finement ciselés jusqu’aux mélodies travaillées avec soin, « Lupanar Chic » ne tombe dans aucun des pièges inhérents à ce que l’on appelle un peu trop souvent la nouvelle chanson française mais trouve au contraire et très intelligemment les passerelles pour faire de titres comme « Une nuit à la Toumaï », « L’infirmière de Frankenstein », « Valentine », « Vagabonds » ou encore « Mon Désert » de véritables bouffées d’air frais que l’on respire goulument, sans se poser de question et en s’efforçant de prendre les choses comme elles viennent, avec une forme naturelle de délectation. A la fois mystérieux, intimiste et attachant, Thomas Breinert nous offre une fois encore un album particulièrement réussi !