Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow COLIN JAMES

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

COLIN JAMES pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 09 octobre 2018
 

Miles to go
(True North Records – Stony Plain Records – 2018)  
Durée 43’00 – 12 Titres

https://www.colinjames.com

Il fait partie des guitaristes canadiens les plus appréciés et c’est avec un dix-neuvième album un peu particulier que ce natif du Saskatchewan donne suite aujourd’hui à « Blues Highway », son précédent effort sorti en 2016 et resté en tête des charts blues pendant pas moins de dix semaines ! Bien décidé à confirmer son retour dans un registre plus blues que jamais, le guitariste qui a pas mal tutoyé le rock dans sa carrière nous dévoile une rondelle sur laquelle il rend hommage à des artistes comme Muddy Waters, Blind Lemon Jefferson, Howlin’ Wolf, Blind Willie Johnson ou encore Arthur ‘‘Big Boy’’ Crudup en reprenant neuf de leurs morceaux, pas forcément les plus connus, et en y ajoutant deux chansons de son propre cru, « I Will Remain » et « 40 Light Years », un titre appelé à devenir le premier single de « Miles To Go ». Revenu à ses premières amours en chaussant une Gibson ES-335 rouge, la guitare qu’il utilisait lorsqu’il était adolescent mais dont il a dû se séparer pour avoir un peu d’argent pour vivre, Colin James retrouve du même coup son âme de bluesman et vient nous servir de la plus belle des manières des perles luxueuses comme « Dig Myself A Hole », « Ooh Baby Hold Me », « Soul Of A Man », « See That My Grave Is Kept Clean » ou encore « Tears Came Rolling Down », déclinant même le « One More Mile » de Muddy Waters en électrique en ouverture de l’effort et en acoustique en guise d’épitaphe. La guitare vertueuse mais sobre, la voix toujours parfaitement placée, Colin James ne se contente pas du minimum syndical mais n’en fait pas des tonnes non plus, trouvant à chaque instant le parfait équilibre entre sa virtuosité naturelle et un feeling omniprésent du début à la fin de l’ouvrage, ce qui le rend encore plus appréciable. Effectuant à son rythme les derniers « Miles To Go » dans la direction de son cinquante-quatrième anniversaire, le Canadien confirme de la plus belle des manières qu’il a bien une âme de bluesman et que ce n’est pas demain qu’il l’oubliera sur le bord de la route !