Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow Chroniques CD's arrow YEMGUY

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

YEMGUY pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 26 mars 2018
 

Le beat la mesure le tempo
(Autoproduction – 2018)  
Durée 42’03 – 11 Titres
 
http://www.yemguy.com   

Guilhem Andrieu est né en 1980 et a eu comme beaucoup de jeunes gens de son âge une culture partagée entre le metal et le hip hop, pas évident à une époque où le clivage entre les deux genres était particulièrement marqué … Bassiste de formation, ce n’est que pour ses trente ans que le jeune home donnera naissance à Yemguy, son clone artistique avec lequel il produira nombre de titres en studio durant quatre ans avant de se jeter enfin dans la fosse aux lions et de commencer à se produire en live. Lauréat de divers concours, Yemguy suivra son bonhomme de chemin qui le conduira sur les festivals mais aussi à la télé et c’est finalement un premier album qu’il nous présente aujourd’hui, un effort partagé entre des fondations rap et une architecture rock sur lesquelles il dépose une grosse dose de pop mais aussi pas mal d’electro, autant de composantes qui font de « Le Beat La Mesure Le Tempo » un album aussi original que réussi. Livrée dans un digipack fait maison avec un artwork artisanal personnalisé, la rondelle tirée à 200 exemplaires et numérotée à la main nous emmène à la découverte des onze compositions bien faites qui la rendent enivrante et c’est en se voulant foncièrement positif que l’artiste nous présente une musique dans laquelle les mots sont aussi importants que les mélodies, une musique mouvante qui ne choisit pas entre le hip hop et le rock mais qui les conjugue avec beaucoup de naturel pour nous proposer des morceaux forts et prenants comme « Yep Yep Yo », « Le Bateleur », « Yemguaille », « Interférence » ou encore « Comme des Anges ». On soulignera encore la présence d’Axello sur « Dérive de rimes » avant de refermer un premier album qui a tout ce qu’il faut pour réussir, à commencer par la sincérité et par l’authenticité. Et si le public ne vient pas de lui-même, c’est encore et toujours vers lui qu’il faudra aller, en multipliant les concerts et en se faisant voir le plus possible pour finalement être reconnu …