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TOMMY EMMANUEL pdf print E-mail
Ecrit par Aline Meyer & Yann Charles  
lundi, 29 janvier 2018
 

TOMMY EMMANUEL

http://tommyemmanuel.com

Remerciements : Olivier (Replica Promotion), Woodbrass Deluxe.

Il y a quelquefois des moments magiques. Et cette rencontre avec Tommy Emmanuel en fait partie. Guitariste exceptionnel, spécialiste du fingerpicking, il nous parle de lui, de son dernier excellent album de duos « Accomplice One » sorti ce 19 Janvier chez Mascot Label Group. Un artiste au grand cœur, d'une grande simplicité, et qui nous a gratifiés de quelques petits morceaux durant cet entretien. Notre petit cadeau de Noël avant l'heure ! A noter qu'il sera en concert en France au mois de novembre 2018.

Avant de parler de votre nouvel album, parlons un peu de vous. Tout d'abord, comment êtes-vous devenu musicien, et guitariste en particulier ? Il semble que vous aviez déjà une guitare dans les mains dès 5 ans ...
Oui, j'ai commencé à jouer de la guitare quand j'avais 4 ans. Ensuite, mes frères et sœurs se sont mis à jouer de la musique à leur tour, et nous avons formé un groupe tous ensembles. J'étais le plus jeune. Une fois que j'ai commencé à jouer sur scène, j'étais pris, je devenais fou de musique et de scène. Je n'ai jamais rien voulu faire d'autre, depuis 1959 ! C'est tout ce que j'ai fait de ma vie. Jouer de la musique, composer, apprendre, s'entraîner, voyager ... Et je travaille toujours comme un fou sur mes compétences et mes connaissances, j'essaie de m'améliorer en permanence. Mais c'est une vie merveilleuse, la musique. C'est comme si tu avais de la famille partout. La musique rassemble les gens, donc n'importe où que j'aille, j'ai une famille partout. C'est super !

Qu'est-ce qui, ou qui est-ce qui, vous a motivé à devenir guitariste ? 
Ma toute première inspiration, c'était un groupe anglais qui s'appelait The Shadows. Donc on peut dire que Bruce Welch et Hank Marvin étaient mes premières grandes influences. Mon frère et moi, nous écoutions leur musique et nous apprenions à la jouer par nous-même. Et ensuite, un peu plus tard, quand j'avais 7 ans, j'ai entendu Chet Atkins. Et quand j'ai entendu ce son, j'ai dit "ça, c'est ce que je veux ! Je veux jouer comme ça !". Mon père m'a dit que c'était un truc de studio, que l'on ne pouvait pas jouer tout ça à la fois. Je lui ai répondu "mais si, je l'entends !". Et alors j'ai appris à le faire ! J'ai commencé à travailler le fingerpicking, et quand les gens me voyaient jouer alors que j'étais encore enfant, ils étaient émerveillés ! Donc c'est super, mais en même temps c'est dangereux parce qu'alors tu deviens l'enfant chéri, tu sais ? Et ce syndrome là, ce n'est pas bon, parce qu'alors tu deviens suffisant, imbu de toi-même, et ça ce n'est pas bon. Donc la meilleure chose qui me soit arrivée, c'est qu'une fois adolescent, je suis allé dans une plus grosse ville, et le premier soir, j'ai vu un guitariste bien meilleur que moi. J'étais estomaqué ! Mais c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver ! J'ai quitté ce club après avoir vu ce gars en me disant "je ne sais rien ! Je ferais bien de me mettre au boulot !" Donc c'était une bonne chose, parce que jusque-là j'étais l'enfant chéri, et ça ce n'est pas bon ! (rires)

Est-ce que c'est quelque chose que vous avez gardé à l'esprit toute votre vie ?
Toujours ! Chaque jour je travaille à m'améliorer, ce qui me rend heureux c'est de me rendre compte que je m'améliore. Si c'est le cas, ça me motive, si je ne joue pas très bien, je me dis "combien de temps ça va durer avant que je passe ce palier ?" (Rires). Je joue à peu près 300 concerts par an, et je dois dire que plus je joue, plus je sens que je m'améliore. Si je joue moins, j'ai l'impression de devoir faire beaucoup d'efforts pour m'y remettre. Du coup, je n'aime pas trop être longtemps loin de la scène.

Vous pouvez jouer vraiment tous les styles de musique, mais y en a-t-il un qui vous est cher, ou que vous jouez à la maison ?
Je joue mes propres chansons à la maison, c'est dingue non ?! Ma fille me demande toujours "Papa ! Joue « Halfway Home » !". Elle aime beaucoup les Beatles aussi, donc je lui joue « Blackbird » tout le temps. Elle n'a que 3 ans, mais elle adore déjà les Beatles ! Je passe la plupart de mon temps à essayer d'écrire de nouvelles chansons, ou à essayer d'apprendre de nouvelles choses, d'étendre mes connaissances. Et c'est bien de voyager comme je le fais, car tu fais des expériences, et ça t'inspire. Parfois on me demande "Comment avez-vous eu l'idée pour telle chanson ?". "Alors j'étais en Thaïlande, j'ai ressenti ça, c'est pour cela que j'ai écrit cette chanson". Et peut-être n'aurais-je jamais écrit cette chanson si je n'avais pas voyagé en Thaïlande, ou en France, ou dans n'importe quel autre pays. Ce qui m'inspire, ce sont les gens que je rencontre, et les histoires qu'ils me racontent parfois. Ils me donnent une idée. Je lis un livre, ça me donne une idée, je m'en fais un film dans ma tête, et je le mets en musique.

On parle toujours de vous en tant que guitariste, ce que vous êtes avant tout, mais vous êtes également percussionniste.
Oui, je joue de la basse et de la batterie également.

Impressionnant !
Sur mon album, si tu écoutes « (Sittin' on) The Dock of the Bay » par exemple, c'est moi qui joue la basse et la batterie. Je suis le groupe, je joue de tout ! (Rires)

Comment en êtes-vous venus à ces autres instruments ?
Je me suis toujours intéressé à la batterie, depuis que je suis tout petit, et mon frère, qui était batteur, me laissait jouer sur sa batterie. Il me montrait "non, tu dois faire comme ceci", il m'a montré comment tenir les baguettes, et j'étais parti ! Ensuite, j'ai eu ma propre batterie, j'ai commencé à travailler mon rythme directement avec un métronome, à comprendre le rythme, les temps, etc. Et j'ai observé beaucoup de batteurs. Chaque batteur que je voyais, je le regardais jouer, j'analysais son jeu, j'essayais d'en apprendre quelque chose. La raison principale pour laquelle je joue de la batterie sur mes propres albums, c'est que parfois, c'est difficile de trouver un batteur à qui tu dis "tu gardes le groove, simplement, tu ne rajoutes rien". Les batteurs veulent trop jouer. Je veux juste le groove, ni plus ni moins, juste une base. Donc généralement, je finis par le faire moi-même. Je ne veux pas m'embêter à dire au batteur "ne joue pas ci, ne joue pas ça, juste ça", donc au final je le fais moi-même ! Et j'ai une super batterie, une Grestch.

Vous êtes autodidacte pour tous les instruments. Pour ce qui est du chant, avez-vous pris des cours ou est-ce venu naturellement ?
Non ... Je suis un très mauvais chanteur ! (Rires) Non, sans rire, chanter c'est exactement la même chose que jouer, je chante parce que j'adore chanter, je ne suis pas un très bon chanteur, mais j'ai travaillé avec de bons chanteurs, je sais ce que c'est de bien chanter, je ne suis juste pas très bon. Je dois juste trouver la bonne chanson, celle qui me permet de chanter avec ma voix rauque. Tout ce que je fais, c'est à l'oreille. Je ne connais pas le solfège, donc je ne peux pas lire une partition. C'est un peu le système D, c'est un miracle ! (Rires)

Parlons un peu de votre prochain album, qui sort en janvier 2018, il s'intitule « Accomplice One », comment vous est venue cette idée de duos ?
Je voulais collaborer avec beaucoup d'artistes depuis tellement d'années, et mon manager, m'a dit "on devrait le faire, et tu devrais même t'y mettre maintenant !". Donc j'ai appelé différentes personnes, certaines ont répondu oui, et après deux ans, ça a enfin pris forme ! La raison pour laquelle ça a pris aussi longtemps, c'est que d'une part je suis toujours en tournée, et d'autre part les autres artistes sont occupés eux aussi. Donc, si par hasard on se trouve dans la même ville au même moment, on peut travailler ensemble ! Du coup il fallait que je réserve des studios, que je trouve les bonnes personnes pour enregistrer tout ça. C'était vraiment un gros projet, et ça a mis du temps à se construire. Pour toutes les collaborations, nous avons enregistré live, en une prise, il n'y a pas de montage de pistes. Ce ne sont que de vraies personnes qui jouent sur de vrais instruments amplifiés par des micros ! (Rires)

Comment avez-vous réussi à convaincre autant de grands noms de participer à ce projet ?
Eh bien, en fait, il y en a encore plein d'autres, mais je les garde pour la prochaine fois ! (Rires) A la base, j'avais demandé à James Taylor, Bonnie Raitt, Bruce Springsteen, et bien d'autres, mais certains ne sont pas disponibles, et d'autres ne sont pas encore certains de vouloir le faire. Quand j'ai demandé à Ricky Skaggs, il m'a dit "Bien sûr !". Il est venu, et nous avons passé un très bon moment. Quant à Mark Knopfler, il m'a répondu par mail "viens dans mon studio, on va jouer ensemble et on verra bien !". Il a fait un super boulot ! Il m'a dit "c'est ma chanson, qu'est-ce que tu en penses ?" et bien sûr j'ai répondu "c'est super ! Faisons ça !" et une heure après, on avait fini d'enregistrer.

Comment avez-vous choisi les artistes qui vous accompagnent ?
Certains, comme JD Simo, Jason Isbell, Amanda Shires, ce sont des étoiles montantes, qui vont vraiment briller. Je me suis dit plutôt que d'aller vers Vince Gill, ou quelqu'un qui est là depuis longtemps, je voulais travailler avec des artistes plus jeunes, qui peuvent apporter de la modernité à mon travail. Avec JD Simo, nous avons travaillé sur quelques trucs ensemble à Nashville. J'adore sa voix, j'adore son jeu de guitare, donc je lui ai dit "Faisons « (Sittin' on) The Dock of the Bay » !". Il a trouvé que c'était une bonne idée. Quand il l'a chantée, ça m'a semblé évident que c'était le bon choix, avec sa voix. Ricky Skaggs a chanté « Song and Dance Man », c'est une chanson que je connais depuis les années 70. C'est une vieille chanson, mais peu de gens l'ont entendue en dehors de l'Australie. Cette chanson était très populaire en Australie, mais nulle part ailleurs. Donc quand Ricky l'a entendue il m'a dit "Waoh ! C'est quoi ce titre ?" (Rires) et bien sûr, quand il l'a chantée, c'était très beau ! Et j'ai eu la chance de chanter avec lui, car je dois dire que c'est un de mes chanteurs préférés. Un chanteur de bluegrass, sa voix est tellement pure, même Alison Krauss, quand elle est venue à la maison pour répéter, je lui ai joué ce titre, et elle avait les larmes aux yeux en écoutant Ricky Skaggs.

Y-a-t-il des chansons qui ont été écrites spécifiquement pour cet album ?
Les chansons que j'ai écrites pour cet album, c'est : « Wheelin' & Dealin' », la chanson très rapide, « Rachel's Lullaby », en vérité je l'ai écrite pour ma fille, Rachel, mais c'est vraiment un hommage à Paul McCartney, parce que j'aime tellement « Blackbird », je voulais écrire quelque chose qui dégage la même ambiance que « Blackbird ». La mélodie est bien sûr différente, mais l'ambiance qui s'en dégage est la même. C'est ça que je voulais écrire. Je l'ai jouée cent fois, jusqu'à la sentir couler dans mes veines, dans mes os, et ensuite j'ai écrit cette chanson. Rachel, c'est ma fille, ma petite fille, et elle adore cette chanson ! Mais comme elle adore « Blackbird », il fallait que je lui écrive une chanson qui rejoigne un peu cette ambiance.

Parlons à présent de vos concerts. Est-ce que tout est préparé, planifié, ou est-ce que vous laissez libre cours à votre imagination, à l'inspiration sur le moment ?
Non. Chaque soir, je n'ai même pas de setlist. Je ne travaille jamais avec une setlist, sauf si je joue avec un orchestre. Parce que comme ils lisent leurs partitions, ils doivent savoir ce que l'on joue ! Mais pour moi, quand je suis seul, je n'ai pas de setlist. La plus grosse décision que j'ai à prendre, c'est "qu'est-ce que je joue en premier ?" et une fois que j'ai pu prendre cette décision, à peu près une minute avant de rentrer sur scène (rires) alors c'est bon, je suis parti ! C'est vraiment en fonction de comment je me sens, si j'ai envie de commencer par une chanson rapide, puissante, ou quelque chose de plus lent.

Est-ce que ça dépend aussi du public ?
Oui. Ça dépend toujours du public. C'est le plus important pour moi. Et à chaque fois que j'ai joué à Paris, les gens étaient vraiment incroyables ! Je me disais à chaque fois "Oh, si c'est comme ça tous les soirs, j'allais mourir !" (Rires) C'est génial.

Qu'est-ce que vous préférez sur scène ? Être seul en scène, ou jouer avec d'autres musiciens ?
Seul ! Enfin ... parfois, quand je suis en tournée et que j'ai une première partie qui joue avant moi, si cette personne chante ou écrit, alors elle ne fait généralement que sa prestation. Mais si c'est un guitariste, alors je le fais monter pour jammer avec moi vers la fin du set. Si c'est quelqu'un de vraiment très bon, comme Clive Carroll par exemple (j'adore avoir Clive avec moi c'est un super guitariste), mais qui a un style très différent du mien, plus celtique et plus classique. Mais quand je le fais monter sur scène pour jammer, alors les gens me voient jouer des trucs irlandais, celtiques, et c'est très différent ! Dans le medley de chansons irlandaises qui est sur mon album, c'est moi qui joue la plupart des lignes, et ça sonne très irlandais, car c'est une musique que j'aime beaucoup aussi. Donc quand je voyage avec une première partie, il faut qu'elle apporte quelque chose de spécial au concert. Ce n'est pas simplement "tu joues tes 30 minutes, et salut !". Ça doit être bon pour le public, pour le concert. J'aime bien avoir des chanteurs en première partie, car c'est quelque chose de différent. Je suis instrumentaliste, je ne chante pas beaucoup, sauf si je veux que les gens s'en aillent ! (Rires)

La dernière fois que vous avez joué à Paris, la majorité du public était composée de guitaristes, il faut que vous sachiez que vous les avez tués avec votre façon de jouer ! 
(Rires) Oh, vraiment ? Je n'en avais pas conscience !

Il y avait un vieux monsieur à côté de moi dans le public qui disait "oh mon dieu, j'ai travaillé toutes ces années, et il joue tellement bien, je ne peux pas faire ça, c'est très difficile !"
(Rires) C'est différent pour chacun...

Pourquoi n'y-a-t-il que deux femmes sur l'album ?
Parce que les autres chanteuses n'étaient pas disponibles. Alison Krauss sera sur mon prochain album, je voulais qu'elle fasse une chanson, et elle était d'accord, mais elle était trop occupée avec son propre album, elle n'avait pas le temps. Ça s'est juste passé comme ça, il n'y a rien d'intentionnel. Et je dois dire que Suzy Bogguss a fait un super boulot sur « The Duke's Message », et Amanda Shires chante la chanson de Madonna (« Borderline »), elle a fait du bon boulot aussi, je n'avais pas d'autre chanson en tête la concernant, c'est vraiment celle-ci qui s'imposait, et je pense que c'était le bon choix. Mais Alison Krauss sera sur le prochain album. Et j'espère que Emmylou Harris et Bonnie Raitt seront aussi de la partie, donc ça fait plus de filles ! (Rires)

Quand on regarde la liste des artistes qui ont participé à cet album, ça fait quand même une sacrée affiche de tournée ! Vous y avez pensé, ou ce serait trop difficile de jongler avec les plannings de chacun ?
(Rires) Non, je ne pourrai jamais emmener tout le monde ! Mais je vais te dire comment ça va se passer. En 2018, en janvier je vais jouer 14 concerts, et JD Simo sera avec moi. En février, je vais jouer 14 ou 16 concerts, et Rodney Crowell sera avec moi. En avril, Amanda Shires fera certaines dates, et Suzy Boguss fera d'autres dates.

À chaque mois son invité !
(Rires) Exactement ! C'était une super expérience d'assembler tous ces morceaux, c'était vraiment fantastique, et c'est un processus très créatif, rapide. Il fallait que ce soit rapide, car tout le monde est très occupé, donc il nous faut les chansons maintenant ! C'est pour ça que je n'ai pas dit "enregistre tes parties, et envoie-les-moi par mail !", tout le monde venait, jouait, s'asseyait, et c'est tout ! On enregistrait en live. Parce qu'ensuite, il faut jouer sur scène, donc je ne peux pas faire trop de montage en studio !

Vous parliez dans la toute première question de la famille qu'est le monde de la musique, est-ce aussi ce que vous vouliez faire ressortir à travers cet album ?
Je n'y ai jamais pensé en ces termes. La seule chose que je voulais, c'était trouver les meilleures chansons, et faire l'album le plus fort que j'aie jamais fait. Il y a 19 chansons sur l'album, ça fait beaucoup de musique ! J'y ai mis beaucoup de cœur. Mes enfants adorent cet album. Chaque fois que Rachel monte dans la voiture, elle me dit "Papa, « The Duke » !", elle veut entendre « The Duke's Message », c'est sa préférée, et bien sûr « Rachel's Lullaby ». (Rires)

Chet Akins vous a décerné le titre de « Certified Guitar Player » (CGP), qu'est-ce que ça vous a fait ?
Eh bien, j'étais plutôt étonné ! (Rires) Mais c'est une responsabilité de faire connaître ce style de musique, et peut-être, j'espère, d'emmener les jeunes à jouer de la guitare, c'est ce qu'il y a derrière ce titre. Aider les jeunes, être une inspiration, et peut-être qu'en me voyant, ils se diront "OK, si tu peux le faire, moi aussi je peux". C'est ce que j'ai pensé en entendant Chet Atkins, c'est ce qui m'a inspiré. Donc s'il me regarde d'où il est, j'espère qu'il est fier de mon travail ! Parce qu'il y a tellement de jeunes guitaristes talentueux ! C'est incroyable. En Chine, en Russie, en Pologne, en Allemagne, où que j'aille je vois de jeunes virtuoses. Nous ne sommes plus que trois à avoir ce titre de CGP inscrit sur le manche de nos guitares: moi-même, Steve Wariner, et John Knowles, c'est tout. Il n'y en aura plus.

C'est déjà l'heure de la dernière question ! C'est un peu comme une tradition pour nous, à chaque interview on demande à l'artiste quel est le dernier album qu’il a écouté, à part le sien bien sûr !
Hmmm ... Le dernier album que j'ai écouté ... c'était ... Merle Haggard, « If We Make It Through December ». C'est une très belle chanson. J'adore Merle Haggard ! Son chant sur cette chanson est sublime. C'est ça, le dernier album que j'ai écouté !

Merci

Propos recueillis par Aline Meyer et Yann Charles

Dates de concerts en 2018
13/11, Paris @ Casino de Paris
14/11, Cléon @ La Traverse
16/11, Sausheim @ Eden
17/11, Lyon (Villeurbanne) @ Espace Tonkin
18/11, Marseille @ Silo