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WEBSTER AVENUE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 28 août 2017
 

Daylight     
(Autoproduction – Blind Raccoon – 2017)  
Durée 52’22 – 14 Titres

http://websterave.usethesetunes.com       
 
Quand trois vieux routiers de la scène blues américaine se retrouvent pour enregistrer leur premier album en commun, celà donne parfois quelque chose dans le genre de Webster Avenue et ce n’est pas pour nous déplaire. Prenez David Webster au chant et aux guitares, connu pour avoir travaillé entre autres aux côtés de Bob Dylan et Bette Midler, ajoutez-y Tony Mercadante, sideman d’Otis Rush et Howard Stern à la basse et aux claviers et enfin le percussionniste Andrew Caturano que l’on a croisé avec Otis Rush et Bo Diddley et vous obtenez un trio all stars qui en compagnie de quelques invités aux cuivres, aux claviers et aux chœurs parvient à défricher un terrain de jeu où l’on trouve autant de blues et de soul que de jazz, d’Americana, de folk, de rock et même de reggae. Séducteurs dans l’âme, virtuoses dans le geste, les trois complices de Webster Avenue ne font l’économie d’aucun effet de manche pour nous proposer des compositions riches en saveurs, des mélodies fouillées dans lesquelles le moindre petit détail est pensé et interprété à la perfection. Véritable tour d’horizon des musiques américaines dans ce qu’elles ont de plus varié et de plus sensuel, « Daylight » parvient à mettre en valeur un jeu de guitare très naturellement inspiré par de grands noms comme Jimi Hendrix, Eric Clapton ou encore B.B. King, autant d’influences qui transpirent forcément au détour de titres hurlants de réalisme comme « This Angry World », « Midnight Sun », « Never Surrender », « Never Tender Your Goodbyes » ou encore « My Poor Heart ». Là où l’on aurait pu regretter un certain manque de cohésion, Webster Avenue a réussi à faire de sa très grande diversité une véritable force et à rendre ce premier essai non seulement étonnant et imprévisible mais aussi particulièrement attachant et très réussi. Sans tenter d’épater la galerie avec des gimmicks à bon marché, les trois complices réussissent à nous surprendre, et dans le bon sens du terme en plus !