Accueil du portail Zicazic.com


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?




Accueil arrow Chroniques CD's arrow IVOR S.K.

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

IVOR S.K. pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 23 mai 2017
 

Montserrat     
(Autoproduction – Frank Roszak Promotions – 2017)  
Durée 39’52 – 10 Titres

http://www.ivorsk.com
 
On avait remarqué ce jeune Australien il y a un an avec un premier EP particulièrement prometteur, « Delta Pines », il revient cette fois avec un véritable album, et quel album puisqu’il a choisi de lui donner le nom de cette petite ile pittoresque des Caraïbes, « Montserrat », qui avait failli être rayée de la carte en 1997 suite à l’éruption du volcan de la Soufrière. Tenant lui-même l’intégralité des instruments, Ivor Simpson-Kennedy se prête donc cette fois à une sorte de jeu habile dans lequel il mélange ses influences venues du blues du delta avec des sonorités plus proches des racines créoles et même du reggae auquel il fait de temps en temps appel pour pimenter un morceau. Pour avoir tourné un peu partout dans le monde, Ivor S.K. ne manque pas de références quand il s’agit de construire un morceau ou simplement de dessiner un riff mais c’est régulièrement vers la terre qui lui est chère qu’il revient, celle qui lui colle aux chaussures et qui borde le Mississippi depuis Memphis jusqu’à la Nouvelle Orléans, y piochant dans toute une somme de petits détails qui laissent entrevoir le souvenir des Son House, Charley Patton et autres Robert Johnson, mais toujours revus et corrigés à la manière de l’artiste. On en passe par des blues basiques mais efficaces mais aussi par diverses formes de folk blues qui mettent parfaitement en valeur un jeu de guitare épuré et une voix taillée sur mesure pour l’exercice. De « Montserrat » jusqu’à « Indianola », ce n’est que du pur plaisir qui accompagne l’auditeur qui découvrira des compositions bien senties comme « Ain’t No Cross », « Take The Good With The Bad », « Take Me Back To New Orleans » ou « Good Mawnin’ Judge », autant de morceaux qui dépassent souvent le cadre stricto sensu du blues comme on le définit chez les puristes mais qui le font avec tellement de sensibilité, d’efficacité et de talent que l’on ne peut que céder à l’appel d’Ivor S.K., véritable poignée de terre du Delta rapporté du Mississipi et déposée du côté de Sydney. A écouter d’urgence !