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WORLDSERVICE PROJECT pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 19 juin 2013
 

Fire in a pet shop
(Megasound – 2013) 
Durée 44’18 – 8 Titres

http://www.worldserviceproject.co.uk

Ils avaient marqué les esprits avec un premier album et confirmé tout le bien que la critique pensait d’eux en tournant dans une dizaine de pays d’Europe et en donnant de nombreux concerts dans tout le Royaume Uni, le WorldService Project dirigé par son créateur et pianiste Dave Morecroft persiste et signe aujourd’hui avec un second effort encore plus fou, encore plus audacieux, encore plus métissé ! S’il était jusqu’alors convenu de comparer la musique des Britanniques à une bagarre entre Frank Zappa, Loose Tubes, Stravinsky et Meshuggah dans l’univers des Monthy Python, la suite de leurs aventures dans laquelle interviennent sur album Tim Ower aux saxophones, Raphael Clarkson au trombone, Conor Chaplin à la basse et Neil Blandford aux percussions ne va pas véritablement changer la donne en offrant au public un grand creuset dans lequel cuisent à feu très vif des ingrédients aussi improbables que le rock, le prog, le jazz sous diverses formes, de l’acid au free, le funk, la soul, le swing et tant d’autres encore. Véritable bouillon de culture entre jazz band et fanfare déjantée, WorldService Project ne s’encombre ni de détails, ni de conventions trop bien établies, et laisse le talent et l’improvisation s’exprimer de manière totalement débridée dans des pièces tellement impétueuses et tellement folles que l’on hésite en général ne serait-ce que les contredire. Entre cacophonie parfaitement maitrisée et harmonie totale, « Fire In A Pet Shop » ne fait jamais de choix trop définitif et s’attache à passer de l’un à l’autre au sein de compositions totalement déchaînées dont les noms sont au moins aussi fous que le contenu. On se surprendra ou on s’émerveillera ainsi d’un « Barmy Army », d’un « Villain Of The Aeroplane », d’un « Change The F**king Record » ou d’un « Dance Of The Clown » selon que l’on soit plutôt free jazz, plutôt post-rock ou plutôt jazz progressif, mais plus qu’une simple considération de genre ou d’étiquette, ce qui compte avec WorldService Project, c’est le grand coup de pied au cul que le groupe met une nouvelle fois aux habitudes et aux traditions ! Si vous n’avez jamais rien compris au jazz, ce n’est certainement ni aujourd’hui ni avec « Fire In A Pet Shop » que vous vous y mettrez ! A bon entendeur …